
Toutes les citations sont commentées dans notre portrait de Charlemagne.
« Il respirait dans toute sa personne, soit qu’il fût assis ou debout, un air de grandeur et de dignité. »
ÉGINHARD (vers 770-840), Vie de Charlemagne (écrite dans les années 830).
« Gros, robuste, d’une taille élevée mais bien proportionnée […] les yeux grands et vifs, le nez un peu long, une belle chevelure blanche, une physionomie avenante et agréable »
ÉGINHARD (vers 770-840), Vie de Charlemagne (Vita Caroli magni imperatoris), écrite dans les années 830.
« Il savait résister à l’adversité et éviter, quand la fortune lui souriait, de céder à ses séductions. »
ÉGINHARD (vers 770-840), Vie de Charlemagne (écrite dans les années 830).
« Passionné pour la science, il eut toujours en vénération et comblait de toutes sortes d’honneurs ceux qui l’enseignaient. »
ÉGINHARD (vers 770-840), Vie de Charlemagne (écrite dans les années 830).
« J’aimais justement en vous ce que je vous voyais chercher en moi. »
ALCUIN (vers 735-804), Derniers mots d’une lettre à Charlemagne. Alcuin et Charlemagne (1864), Francis Monnier.
« Ne nous laissons pas engourdir dans un repos qui nous mènerait à la paresse. »
CHARLEMAGNE (742-814), De gestis Caroli Magni, moine de Saint-Gall.
« Les royaumes sans la justice ne sont que des entreprises de brigandage. »
CHARLEMAGNE (742-814), formule de saint Augustin faite sienne par Charlemagne. Charlemagne et l’empire carolingien (1995), Louis Halphen.
« Si la population savait avec quelle idiotie elle était gouvernée, elle se révolterait. »
Clotilde BRUNEAU (née en 1987), en collaboration avec l’historienne Geneviève Bührer-Thierry, Ils ont fait l’Histoire, tome 3 : Charlemagne.
« Les soixante ans de guerre, qui remplissent les règnes de Pépin et de Charlemagne, offrent peu de victoires, mais des ravages réguliers, périodiques ; ils usaient leurs ennemis plutôt qu’ils ne les domptaient, ils brisaient à la longue leur fougue et leur élan. »
Jules MICHELET (1798-1874), Histoire de France, tome I (1835).
« Les Francs ayant fait solennellement une assemblée générale, les prirent tous deux pour rois, à cette condition qu’ils partageraient également tout le corps du royaume. »
ÉGINHARD (vers 770-840), Vie de Charlemagne (écrite dans les années 830).
« Vainqueurs, vaincus, ils faisaient des déserts et dans ces déserts, ils élevaient quelques places fortes, et ils poussaient plus loin, car on commençait à bâtir. »
Jules MICHELET (1798-1874), Histoire de France, tome I (1835).
« Du temps de Charlemagne, on était obligé, sous de grandes peines, de se rendre à la convocation pour quelque guerre que ce fût. »
MONTESQUIEU (1689-1755), L’Esprit des Lois (1748).
« Pendant plusieurs siècles, l’histoire n’est qu’un chaos dégoûtant qui à peine mérite d’être connu. Cette époque ténébreuse ne fournit rien non plus ni en morale ni en belles-lettres. C’est un désert qu’il faut traverser pour arriver au règne de Charlemagne, où notre histoire moderne reprend quelque intérêt. »
Choderlos de LACLOS (1741-1803), Traité sur l’éducation des femmes (posthume, 1903).
« Quand vous verrez la campagne se hérisser comme d’une moisson de lances, quand les flots assombris du Pô et du Tessin, ne réfléchissant plus que le fer des armes, auront jeté autour des remparts de nouveaux torrents d’hommes couverts de fer, alors vous reconnaîtrez que Charles est proche. »
Duc OTKZE (VIIIe siècle), à Desiderius, roi des Lombards, 773. De gestis Caroli Magni, moine de Saint-Gall.
« Les derniers corps de l’armée royale furent massacrés dans ce passage des Pyrénées. Je n’ai pas à rapporter le nom des morts, ils sont assez connus. »
L’Astronome du Limousin, biographe anonyme de Louis le Débonnaire. Charlemagne (1877), Alphonse-Anatole Vétault, Léon Gautier.
« Ce revers ne put être vengé sur-le-champ, parce que les ennemis, le coup fait, se dispersèrent si bien que nul ne put savoir en quel coin du monde il eut fallu les chercher. »
ÉGINHARD (vers 770-840), Vie de Charlemagne (écrite dans les années 830).
« La Chanson de Roland […] est le plus ancien monument de notre nationalité […] Ce n’est pas seulement la poésie française qu’on voit naître avec ce poème. C’est la France elle-même. »
Louis PETIT de JULLEVILLE (1841-1900), l’un des traducteurs de la Chanson de Roland (anonyme).
« Si, dans l’avenir, un membre de la nation saxonne demeure non baptisé, se cache et refuse le baptême, voulant rester païen, qu’il soit puni de mort. »
CHARLEMAGNE (742-814), Premier capitulaire saxon (782). Les Sociétés en Europe, du milieu du VIe à la fin du IXe siècle (2003), Alain Stoclet.
« Si quelqu’un viole le saint jeûne de carême par mépris pour la religion chrétienne et mange de la viande, qu’il soit puni de mort. »
CHARLEMAGNE (742-814), Premier capitulaire saxon (782). Capitulatio de partibus Saxoniae (vers 785).
« À cette époque [vers 790], la supériorité de gloire dont brillait Charles avait amené les Gaulois et les Aquitains, les Aeduens [Burgondes] et les Espagnols, les Allemands et les Bavarois à se glorifier, comme d’une grande distinction, de porter le nom de sujets des Francs. »
NOTKER de Saint-Gall (vers 840-912), Vie de Charlemagne.
« Sachez bien quelle est notre ordonnance au sujet des deniers, qu’en tout lieu, dans toute cité, ainsi que dans tout marché, les nouveaux deniers aient cours et qu’ils soient perçus par chacun, pourvu qu’ils portent la marque de notre nom et qu’ils soient d’argent pur et de plein poids. »
CHARLEMAGNE (742-814), Capitulaire de 794. Charlemagne (1877), Alphonse Vétault, Léon Gautier.
« Ayez le Franc pour ami, mais non pour voisin. »
Proverbe grec (byzantin). Histoire de France, volume I (1861), Jules Michelet.
« À Charles Auguste couronné par Dieu, grand et pacifique empereur des Romains, vie et victoire ! »
Acclamations en l’honneur de Charlemagne, 25 décembre 800. Encyclopædia Universalis, article « Charlemagne ».
« Nous n’avions vu encore que des hommes de terre, aujourd’hui nous en voyons d’or. »
Ambassadeurs musulmans, Aix-la-Chapelle, fête de Pâques, 807. De gestis Caroli Magni, moine de Saint-Gall.
« Prévoir, ordonner, disposer avec le plus grand soin sans se préoccuper d’autre chose que de la volonté de Dieu et de l’ordre du roi. »
CHARLEMAGNE (742-814), Consignes à ses missi dominici. Histoire de France depuis les origines jusqu’à la Révolution (1911), Ernest Lavisse, Paul Vidal de La Blache.
« Je savais le vif intérêt que vous portiez à la science et combien vous l’aimiez. Je savais que vous excitiez tout le monde à la connaître et que vous offriez des récompenses et des dignités à ceux qui l’aimaient comme vous, pour les engager à venir s’associer à votre généreuse entreprise. »
ALCUIN (vers 735-804), Derniers mots d’une lettre à Charlemagne.
« Doué d’une éloquence abondante et inépuisable, [Charles] exprimait avec clarté tout ce qu’il voulait dire. Peu content de savoir sa langue maternelle, il s’appliqua aussi à l’étude des autres idiomes, et particulièrement du latin qu’il apprit assez bien pour le parler comme sa propre langue. Quant au grec, il le comprenait mieux qu’il ne le prononçait. En somme il possédait si bien l’art de la parole qu’il paraissait même capable de le professer. »
ÉGINHARD (vers 770-840), Vie de Charlemagne (écrite dans les années 830).
« Que les prêtres attirent vers eux non seulement les enfants de condition servile, mais aussi les fils d’hommes libres. Nous voulons que des écoles soient créées pour apprendre à lire aux enfants. Dans tous les monastères et les évêchés, enseignez les Psaumes, les notes, le chant, le comput, la grammaire… »
CHARLEMAGNE (742-814), capitulaire de 789 (chapitre 72 consacré aux écoles).
« Soyez félicités, mes enfants, car vous vous êtes efforcés de suivre au mieux mes prescriptions et votre intérêt. Travaillez donc désormais pour atteindre la perfection, et je vous donnerai des évêchés et de magnifiques monastères, et vous serez toujours honorables à mes yeux. »
CHARLEMAGNE (742-814), anecdote rapportée par Notker de Saint-Gall, Gesta Karoli Magni.
« Charles, savant, modeste, […] maître du monde, bien-aimé du peuple […], sommet de l’Europe […] est en train de tracer les murs de la Rome nouvelle. »
ANGILBERT (vers 740-814), parlant de Charlemagne en 799. Encyclopædia Universalis, article « Europe ».
« Sous cette pierre repose le corps de Charles, / Grand et orthodoxe empereur, qui noblement / Accrut le royaume des Francs et pendant XLVII [47] / Années le gouverna heureusement. / Mort septuagénaire l’an du Seigneur DCCCXIV. »
Inscription gravée sur la tombe de Charlemagne. Les Classiques de l’histoire de France au Moyen Âge (1923), Louis Halphen.
« Que chacun apprenne ici que celui qui commet la folie de négliger l’intérêt public et se livre en insensé à ses désirs personnels et égoïstes, offense par là à tel point le Créateur qu’il rend tous les éléments eux-mêmes contraires à son extravagance. »
NITHARD (vers 800-vers 845), Histoire des fils de Louis le Pieux.
« Je secourrai ce mien frère Charles par mon aide. »
Louis II le Germanique (vers 804-876), Serment de Strasbourg, 14 février 842. Histoire de Strasbourg, des origines à nos jours, volume II (1982), Georges Livet, Francis Rapp.
« L’unité de l’Empire carolingien était rompue. De cette rupture, il allait mourir. »
Jacques BAINVILLE (1879-1936), Histoire de France (1924).
« Hélas ! où est-il cet empire qui s’était donné pour mission d’unir par la foi des races étrangères ? […] Il a perdu son honneur et son nom […] Au lieu d’un roi, il y a un roitelet ; au lieu d’un royaume, des fragments de royaume. »
FLORUS de Lyon (??-vers 860), Querela de divisione imperii. Charlemagne, empereur et roi (1989), Georges Bordonove.
« Soyez comme un bon Prince amoureux de la gloire, / Et faites que de vous se remplisse une histoire, / Du temps victorieux, vous faisant immortel, / Comme Charles le Grand [Charlemagne] ou bien Charles Martel. »
Pierre de RONSARD (1524-1585), L’Institution pour l’adolescence du Roi (1562).
« Je n’ai pas succédé à Louis XVI, mais à Charlemagne. »
NAPOLÉON Ier (1769-1821), à Pie VII, le jour du sacre en la cathédrale Notre-Dame de Paris, 2 décembre 1804. Napoléon a dit (1996), Lucian Regenbogen, préface de Jean Tulard.
« Messieurs, vous voulez me traiter comme si j’étais Louis le Débonnaire. Ne confondez pas le fils avec le père […] Moi, je suis Charlemagne. »
NAPOLÉON Ier (1769-1821), aux Pères conciliaires, 17 juin 1811. Le Pape et l’empereur, 1804-1815 (1905), Henri Welschinger.
« Qui a eu cette idée folle […] Sacré Charlemagne ! »
Robert GALL (1918-1990), Sacré Charlemagne.
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