{"id":2302,"date":"2015-12-01T00:00:00","date_gmt":"2015-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/2025\/06\/19\/la-journee-est-notre-mes-amis\/"},"modified":"2025-07-19T09:15:11","modified_gmt":"2025-07-19T07:15:11","slug":"la-journee-est-notre-mes-amis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/la-journee-est-notre-mes-amis\/","title":{"rendered":"\u00ab La journ\u00e9e est n\u00f4tre, mes amis ! \u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"field-item even\">\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/du_guesclin_neuville.jpg\" alt=\"Du Guesclin citations\" title=\"Du Guesclin citations\" style=\"margin-left: auto;margin-right: auto\" width=\"300\" height=\"430\"><\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation\"><span class=\"enonce\">\u00ab\u00a0La journ\u00e9e est n\u00f4tre, mes amis\u00a0!\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span data-href=\"\/auteurs\/bertrand-du-guesclin\"><span class=\"author\"><span class=\"surname\">Bertrand <\/span><span class=\"name\"><span class=\"caps\">DU<\/span> <span class=\"caps\">GUESCLIN<\/span><\/span><\/span><\/span> (1320-1380), Cocherel, 16\u00a0mai 1364<\/p>\n<p class=\"source\"><cite>Chronique de Charles le Mauvais<\/cite> (1963), Fran\u00e7ois Pi\u00e9tri.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"ressi\">La guerre a repris, apr\u00e8s quatre ans de tr\u00eave, \u00e0 la suite du trait\u00e9 de Br\u00e9tigny (1360) qui a lib\u00e9r\u00e9 le roi Jean <span class=\"caps\">II<\/span> le Bon, mais laiss\u00e9 aux Anglais Calais, le Poitou et le Sud-Ouest \u2013 soit un tiers de la France.<\/p>\n<p>Les Fran\u00e7ais ont d\u00e9sormais dans leur rang un vaillant capitaine\u00a0: Du Guesclin, 45\u00a0ans, l\u2019a\u00een\u00e9 de dix enfants d\u2019une famille bretonne.<\/p>\n<p>Pour f\u00eater l\u2019av\u00e8nement du nouveau roi, il affronte pr\u00e8s d\u2019\u00c9vreux les Anglo-Navarrais, command\u00e9s par Charles le Mauvais. Prenant le\u00e7on des erreurs commises \u00e0 Cr\u00e9cy et Poitiers, Du Guesclin adopte une nouvelle tactique de harc\u00e8lement, contraignant l\u2019ennemi \u00e0 un corps \u00e0 corps o\u00f9 les archers anglais deviennent inutiles.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Le roi leva les mains au ciel et rendit gr\u00e2ce \u00e0 Dieu de la bonne victoire qu\u2019Il lui avait donn\u00e9e. \u00c0 Reims, o\u00f9 on craignait une d\u00e9faite, ce fut un indescriptible enthousiasme quand un h\u00e9raut annon\u00e7a la nouvelle.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"auteur\">Christine de <span class=\"caps\">PISAN<\/span> (vers 1364-vers 1430),<em> Livre des faits et bonnes moeurs du sage roi Charles le Quint<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Charles V est \u00e0 Reims pour son sacre, le 19 mai 1364, quand il apprend la victoire remport\u00e9e sur les Anglais par son capitaine Du Guesclin. Charles le Mauvais signe le trait\u00e9 de Vernon (mai 1365) et d\u00e9sormais, il ne s\u2019occupera plus que de son royaume de Navarre. Mais la guerre continue avec les Anglais.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Il n\u2019y a fileuse en France qui sache fil filer, qui ne gagn\u00e2t ainsi ma fiance \u00e0 filer.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"auteur\">Bertrand <span class=\"caps\">DU<\/span> <span class=\"caps\">GUESCLIN<\/span> (1320-1380), au prince de Galles qui l\u2019a fait prisonnier \u00e0 N\u00e1jera, le 3 avril 1367. <em>Histoire de France<\/em>, tome <span class=\"caps\">III<\/span> (1837), Jules Michelet<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\u00c0 la demande du roi, Du Guesclin est en Espagne, pays d\u00e9chir\u00e9 par la guerre civile\u00a0: il a emmen\u00e9 quelques Grandes Compagnies qui ravageaient la France et les a mises au service du nouveau roi de Castille. Mais son rival, Pierre le Cruel, soutenu par les Anglais, reprend le combat. D\u00e9fait dans cette bataille livr\u00e9e contre son avis, captif avec ses lieutenants, Du Guesclin a fix\u00e9 lui-m\u00eame sa ran\u00e7on \u00e0 100 000 florins. Voyant la stupeur du Prince Noir devant l\u2019\u00e9normit\u00e9 de la somme, il l\u2019abaisse \u00e0 60 000. L\u2019ennemi doutant encore d\u2019\u00eatre pay\u00e9, Du Guesclin r\u00e9pond fi\u00e8rement\u00a0: \u00ab\u00a0Monseigneur, le roi de Castille en payera moiti\u00e9, et le roi de France le reste, et si ce n\u2019\u00e9tait pas assez, il n\u2019y a fileuse\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Charles V tient \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer son pr\u00e9cieux capitaine, lib\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s r\u00e8glement d\u2019une partie de la somme \u2013 les ran\u00e7ons \u00e9tant alors rarement pay\u00e9es dans leur totalit\u00e9. Il le fera conn\u00e9table de France (chef des arm\u00e9es), en 1370.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Cher sire et noble roi [\u2026] je suis un pauvre homme de modeste origine, et l\u2019office de conn\u00e9table est si haut et si noble qu\u2019il faut, si l\u2019on veut bien s\u2019en acquitter, exercer et \u00e9tablir son autorit\u00e9 tr\u00e8s avant, et plut\u00f4t sur les grands que sur les petits. Et voici mes seigneurs vos fr\u00e8res, vos neveux et vos cousins [\u2026] Comment oserai-je \u00e9tendre sur eux mon commandement\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"auteur\">Bertrand <span class=\"caps\">DU<\/span> <span class=\"caps\">GUESCLIN<\/span> (1320-1380), au roi Charles V, 2 octobre 1370. <em>Chroniques<\/em>, Jean Froissart<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Simple gentilhomme, \u00e9lev\u00e9 par le roi \u00e0 la fonction de chambellan, il craint de ne pouvoir se faire ob\u00e9ir des hauts barons du royaume, \u00e0 quoi le roi r\u00e9pond\u00a0: \u00ab\u00a0Messire Bertrand, ne vous r\u00e9cusez point de la sorte, car je n\u2019ai ni fr\u00e8re, ni neveu, comme ni baron qui ne vous ob\u00e9isse\u00a0; et si quelqu\u2019un \u00e9tait dans des dispositions contraires, il me courroucerait tellement qu\u2019il s\u2019en repentirait. Acceptez donc l\u2019offre de bon gr\u00e9, je vous en prie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pendant dix ans, presque sans tr\u00eave, Du Guesclin va justifier la confiance du roi, reconqu\u00e9rant m\u00e9thodiquement sur les Anglais et leurs alli\u00e9s la majeure partie du pays\u00a0: Poitou, Maine et Anjou, le bocage normand, une partie de la Bretagne, presque toute la Normandie. Il refusera seulement, \u00e0 la fin, de porter \u00e0 nouveau la guerre en Bretagne, sa province natale. Ses hommes d\u00e9sertent, lui-m\u00eame est soup\u00e7onn\u00e9 \u00e0 tort de trahison et rend son \u00e9p\u00e9e de conn\u00e9table au roi. Charles V reconna\u00eet son erreur et retrouve son tr\u00e8s cher conn\u00e9table.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Mieux vaut pays pill\u00e9 que terre perdue.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"auteur\">Bertrand <span class=\"caps\">DU<\/span> <span class=\"caps\">GUESCLIN<\/span> (1320-1380), \u00e0 Charles V le Sage. <em>Histoire de France depuis les origines jusqu\u2019\u00e0 la R\u00e9volution<\/em> (1911), Ernest Lavisse, Paul Vidal de La Blache<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le roi \u00e9coute les conseils de son conn\u00e9table, \u00e0 tel point que ce pr\u00e9cepte lui est parfois attribu\u00e9. Ayant peu de go\u00fbt pour les armes, contrairement \u00e0 son p\u00e8re et aux chevaliers du temps, il a d\u2019autant plus besoin d\u2019un guerrier de valeur \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n<p>Du Guesclin sait que les Anglais sont sup\u00e9rieurs en nombre et il \u00e9vite les grandes batailles toujours co\u00fbteuses en hommes. Il pr\u00e9f\u00e8re harceler l\u2019ennemi. Et il laissera plusieurs fois les Anglais incendier r\u00e9coltes et villages, pour tenir simplement villes et ch\u00e2teaux en Normandie, Bretagne et Poitou.<\/p>\n<p>L\u2019ennemi, dans une marche \u00e9puisante et vaine, peut perdre en quelques mois pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de ses hommes et de ses chevaux.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Je ne regrette en mourant que de n\u2019avoir pas chass\u00e9 tout \u00e0 fait les Anglais du royaume comme je l\u2019avais esp\u00e9r\u00e9\u00a0; Dieu en a r\u00e9serv\u00e9 la gloire \u00e0 quelque autre qui en sera plus digne que moi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"auteur\">Bertrand <span class=\"caps\">DU<\/span> <span class=\"caps\">GUESCLIN<\/span> (1320-1380), son mot de la fin, le 13 juillet 1380. <em>Histoire de Bertrand du Guesclin<\/em> (1787), Guyard de Berville<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le conn\u00e9table assi\u00e9ge la place forte de Ch\u00e2teauneuf-de-Randon (Loz\u00e8re). Victime d\u2019une congestion brutale, il remet son \u00e9p\u00e9e au mar\u00e9chal de Sancerre, pour qu\u2019il la rende au roi dont il demeure \u00ab\u00a0serviteur et le plus humble de tous\u00a0\u00bb. Restent aux Anglais la Guyenne (Aquitaine), Brest, Cherbourg, Calais. Le gouverneur anglais de la ville avait dit qu\u2019il ne se rendrait qu\u2019\u00e0 lui\u00a0: il d\u00e9posera les clefs de la cit\u00e9, sur son cercueil.<\/p>\n<p>Du Guesclin voulait \u00eatre enterr\u00e9 en Bretagne, mais Charles V ordonne que sa d\u00e9pouille rejoigne celle des rois de France, en la basilique de Saint-Denis. Insigne et ultime honneur.<\/p>\n<\/div>\n<style>\r\n        a .cit-num {\r\n            text-decoration: none !important;\r\n            color: inherit !important;\r\n        }\r\n    <\/style>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0La journ\u00e9e est n\u00f4tre, mes amis\u00a0!\u00a0\u00bb Bertrand DU GUESCLIN (1320-1380), Cocherel, 16\u00a0mai 1364 Chronique de Charles le Mauvais (1963), Fran\u00e7ois Pi\u00e9tri. 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