{"id":7511,"date":"2019-07-12T10:54:24","date_gmt":"2019-07-12T08:54:24","guid":{"rendered":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/2025\/06\/26\/koutouzov-napoleon-est-comme-un-torrent-moscou-sera-leponge-qui-labsorbera\/"},"modified":"2025-08-12T08:43:42","modified_gmt":"2025-08-12T06:43:42","slug":"koutouzov-napoleon-est-comme-un-torrent-moscou-sera-leponge-qui-labsorbera","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/koutouzov-napoleon-est-comme-un-torrent-moscou-sera-leponge-qui-labsorbera\/","title":{"rendered":"Koutouzov : \u00ab Napol\u00e9on est comme un torrent. Moscou sera l&#039;\u00e9ponge qui l&#039;absorbera.\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"field-item even\">\n<p>\u00a0<\/p>\n<h4>Premier Empire<\/h4>\n<h4>Chronique<\/h4>\n<p><strong>1812. Le commencement de la fin.<\/strong><\/p>\n<div class=\"encart\">\n<p>Annonc\u00e9 par Talleyrand, programm\u00e9 par le mar\u00e9chal russe Koutouzov, le \u00ab\u00a0commencement de la fin\u00a0\u00bb est dat\u00e9 de la retraite de Russie (d\u00e9cembre 1812). Apr\u00e8s un d\u00e9ni de r\u00e9alit\u00e9 surprenant, l\u2019empereur avoue que la fortune l\u2019a \u00e9bloui. Mais il veut sa revanche contre l\u2019Europe coalis\u00e9e (Angleterre, Prusse, Russie, Autriche) et continue de se battre.<\/p>\n<\/div>\n<p><em>Les commentaires sont all\u00e9g\u00e9s, les coupes signal\u00e9es (\u2026) <a href=\"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/boutique\/\" target=\"_blank\">Retrouvez l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 dans nos Chroniques de l\u2019Histoire en citations<\/a>.<\/em><\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation citation-small\"><span class=\"enonce\">\u00ab\u00a0Napol\u00e9on est comme un torrent. Moscou sera l\u2019\u00e9ponge qui l\u2019absorbera.\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1862\" class=\"cit-num\">1862<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span data-href=\"\/auteurs\/feld-marechal-koutouzov\"><span class=\"author\"><span class=\"surname\">Feld-mar\u00e9chal <\/span><span class=\"name\"><span class=\"caps\">KOUTOUZOV<\/span><\/span><\/span><\/span> (1745-1813), exposant son coup de poker militaire \u00e0 son \u00e9tat-major, d\u00e9but septembre\u00a01812<\/p>\n<p class=\"source\"><cite>La Guerre patriotique de 1812<\/cite> (2008), \u00c9mile Grenier Robillard.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Parole proph\u00e9tique, alors que l\u2019arm\u00e9e napol\u00e9onienne est en marche vers Moscou. \u00c9t\u00e9 1812, la guerre a repris\u00a0: la sixi\u00e8me coalition dressera bient\u00f4t l\u2019Europe contre Napol\u00e9on. Tout commence avec la Russie (\u2026) Koutousov expose son plan\u00a0: plut\u00f4t que d\u2019affronter ce qui reste de la Grande Arm\u00e9e, il ordonne la retraite de Moscou, sans combat. Ses officiers pleurent, arrachent leurs d\u00e9corations, parlent de trahison (\u2026) mais le mar\u00e9chal sera ob\u00e9i.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Moscou sera notre perte.\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1863\" class=\"cit-num\">1863<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Joachim <span class=\"caps\">MURAT<\/span> (1767-1815), \u00e0 Napol\u00e9on, 18\u00a0ao\u00fbt 1812. <em>La Catastrophe de Russie<\/em> (1949), Louis Madelin<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Napol\u00e9on s\u2019est lanc\u00e9 dans l\u2019aventure sans conna\u00eetre le terrain, passant le Ni\u00e9men le 22\u00a0juin. Murat, appel\u00e9 pour la campagne de Russie, d\u00e9couvre la guerre d\u2019usure. L\u2019ennemi se d\u00e9robe, la Grande Arm\u00e9e s\u2019enfonce en terre \u00e9trang\u00e8re, amput\u00e9e du tiers de ses effectifs sans avoir livr\u00e9 bataille\u00a0: 150\u00a0000 hommes disparus, morts, \u00e9puis\u00e9s par la canicule, bless\u00e9s, d\u00e9serteurs. Mais pour l\u2019empereur, c\u2019est une question d\u2019honneur. On ira \u00e0 Moscou.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Voil\u00e0 le soleil d\u2019Austerlitz\u00a0!\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1864\" class=\"cit-num\">1864<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span class=\"caps\">NAPOL\u00c9ON<\/span> Ier (1769-1821), parvenu devant Moscou, au matin du 7\u00a0septembre 1812. <em>Napol\u00e9on Bonaparte, ou trente ans de l\u2019histoire de France<\/em>, drame en 6 actes (1831), Alexandre Dumas p\u00e8re<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Pour une fois, Dumas est fid\u00e8le \u00e0 l\u2019histoire\u00a0! La citation figure dans de nombreuses sources (\u2026) Napol\u00e9on doit galvaniser les officiers, en \u00e9voquant la plus \u00e9clatante victoire de l\u2019Empire. Il entre dans la ville comme en pays conquis et toujours sans combat, \u00ab\u00a0transport\u00e9 de joie\u00a0\u00bb (\u2026) La ville est vid\u00e9e de ses habitants, 300\u00a0000 Moscovites ont fui avec tous leurs biens. Pis encore, un gigantesque incendie va d\u00e9truire la cit\u00e9 construite en bois (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0La paix\u00a0? Mais nous n\u2019avons pas encore fait la guerre. Ma campagne ne fait que commencer.\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1865\" class=\"cit-num\">1865<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span class=\"caps\">ALEXANDRE<\/span>\u00a0Ier (1777-1825), R\u00e9ponse \u00e0 la lettre de Napol\u00e9on, 5\u00a0octobre 1812 (\u2026)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Napol\u00e9on proposait \u00e0 son \u00ab\u00a0fr\u00e8re l\u2019empereur Alexandre\u00a0\u00bb d\u2019arr\u00eater sa marche, mais le tsar ne c\u00e9dera pas. \u00ab\u00a0Je pr\u00e9f\u00e9rerais m\u2019exiler \u00e0 Vladivostok et me faire pousser une barbe de trois pieds de long plut\u00f4t que de traiter avec lui. L\u2019Europe est d\u00e9sormais trop petite pour nous deux.\u00a0\u00bb Et il peut compter sur le g\u00e9n\u00e9ral Hiver, pour vaincre l\u2019envahisseur.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Il ne s\u2019agit en aucun cas d\u2019une retraite, mais d\u2019une marche strat\u00e9gique. Mon arm\u00e9e n\u2019est pas battue, que je sache\u00a0!\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1866\" class=\"cit-num\">1866<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span class=\"caps\">NAPOL\u00c9ON<\/span> Ier (1769-1821), 13\u00a0octobre 1812 (\u2026)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Les premi\u00e8res neiges tombent et les derni\u00e8res illusions de Napol\u00e9on s\u2019envolent, mais il refuse encore de l\u2019avouer. De Moscou, il envisage un repli sur Smolensk, le temps d\u2019hiverner, pour repartir au printemps sur Saint-P\u00e9tersbourg. Il affectera de railler ces Russes \u00ab\u00a0qui br\u00fblent leurs maisons pour nous emp\u00eacher d\u2019y passer la nuit.\u00a0\u00bb Et Paris chante <em>La Campagne de Russie<\/em>.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Il \u00e9tait un p\u2019tit homme<br>Qu\u2019on appelait le grand [\u2026]<br>Courant \u00e0 perdre haleine,<br>Croyant prendre Moscou,<br>Ce grand fou\u00a0!<br>Mais ce grand capitaine<br>N\u2019y a vu, saberg\u00e9, que du feu\u00a0!\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1867\" class=\"cit-num\">1867<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><em>La Campagne de Russie<\/em> (automne 1812), chanson. <em>Histoire de France par les chansons<\/em> (1982), France Vernillat, Pierre Barbier<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Cette chanson se diffuse sous le manteau \u00e0 Paris, tandis que commence la retraite de Russie d\u2019octobre\u00a01812. Le tsar accusa les Fran\u00e7ais d\u2019avoir incendi\u00e9 Moscou. Sans doute se sont-ils content\u00e9s de piller la ville et d\u2019achever ainsi de la d\u00e9truire, apr\u00e8s l\u2019incendie qui aurait \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9 par Rostopchine, gouverneur militaire (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Ce diable de roi de Rome, on n\u2019y pense jamais\u00a0!\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1868\" class=\"cit-num\">1868<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Nicolas <span class=\"caps\">FROCHOT<\/span> (1761-1828), pr\u00e9fet de Paris (\u2026)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le g\u00e9n\u00e9ral Malet, opposant \u00e0 Napol\u00e9on, organise une conspiration (\u2026) Il fait courir le bruit de la mort de l\u2019empereur devant Moscou. Paris y a cru un moment (\u2026) C\u2019est un quasi-coup d\u2019\u00c9tat. Le commandant la place de Paris, lui r\u00e9siste, Malet est arr\u00eat\u00e9, fusill\u00e9 le 29\u00a0octobre. Et tout rentre dans l\u2019ordre. Mais personne, pas m\u00eame le pr\u00e9fet, n\u2019a pens\u00e9 \u00e0 crier\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019empereur est mort\u00a0! Vive l\u2019empereur\u00a0!\u00a0\u00bb (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Voil\u00e0 le commencement de la fin.\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1869\" class=\"cit-num\">1869<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span class=\"caps\">TALLEYRAND<\/span> (1754-1838), \u00e0 l\u2019annonce du d\u00e9sastre de la retraite de Russie, d\u00e9cembre\u00a01812 (\u2026)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Il l\u2019a pr\u00e9dit avant tout le monde, sans savoir l\u2019ampleur de la d\u00e9b\u00e2cle. Les soldats sont victimes du \u00ab\u00a0G\u00e9n\u00e9ral Hiver\u00a0\u00bb, comme pr\u00e9vu par le tsar Alexandre et le mar\u00e9chal Koutousov. Le froid rend fous les chevaux, et colle l\u2019acier des armes aux doigts des soldats. Le passage de la B\u00e9r\u00e9zina (25 au 29\u00a0novembre) est un \u00e9pisode devenu l\u00e9gendaire\u00a0: par \u201320\u00a0\u00b0C le jour, \u201330\u00a0\u00b0C la nuit, ce qui reste de la Grande Arm\u00e9e r\u00e9ussit \u00e0 franchir la rivi\u00e8re (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Fuss\u00e9-je mort \u00e0 Moscou, ma renomm\u00e9e serait celle du plus grand conqu\u00e9rant qu\u2019on ait connu. Mais les sourires de la Fortune \u00e9taient \u00e0 leur fin.\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1870\" class=\"cit-num\">1870<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span class=\"caps\">NAPOL\u00c9ON<\/span> Ier (1769-1821). <em>M\u00e9morial de Sainte-H\u00e9l\u00e8ne<\/em> (1823), Las Cases<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Au lieu de cela, Paris continue de chanter tout bas la cruelle chanson de<em> La Campagne de Russie<\/em>, durant la retraite de d\u00e9cembre 1812\u00a0: \u00ab\u00a0Il \u00e9tait un p\u2019tit homme\u00a0\/ Qu\u2019on appelait le grand [\u2026]\u00a0\/ Sans demander son reste\u00a0\/ Fier comme un C\u00e9sar\u00a0\/ De hasard\u00a0\/ Dans cet \u00e9tat funeste\u00a0\/ Napol\u00e9on le Grand\u00a0\/ Fout le camp\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Du sublime au ridicule, il n\u2019y a qu\u2019un pas.\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1871\" class=\"cit-num\">1871<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span class=\"caps\">NAPOL\u00c9ON<\/span> Ier (1769-1821), \u00e0 son ambassadeur \u00e0 Varsovie, Monseigneur de Pradt, 5\u00a0d\u00e9cembre\u00a01812 (\u2026)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Ce mot figure dans ses <em>Maximes et pens\u00e9es<\/em>. Il fait partie d\u2019un \u00e9trange discours, tenu par un homme fatalement \u00e9prouv\u00e9 dans son esprit et son corps. Il nie avoir \u00e9t\u00e9 vaincu, il nie m\u00eame les dangers courus. Il dit que \u00ab\u00a0l\u2019arm\u00e9e est superbe\u00a0\u00bb. Quant \u00e0 lui\u00a0: \u00ab\u00a0Je vis dans l\u2019agitation\u00a0; plus je tracasse, mieux je vaux. Il n\u2019y a que les rois fain\u00e9ants qui engraissent dans les palais\u00a0; moi, c\u2019est \u00e0 cheval, et dans les camps.\u00a0\u00bb (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0L\u2019arm\u00e9e a besoin de r\u00e9tablir sa discipline, de se refaire, de remonter sa cavalerie, son artillerie et son mat\u00e9riel [\u2026] Le repos est son premier besoin.\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1872\" class=\"cit-num\">1872<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span class=\"caps\">NAPOL\u00c9ON<\/span> Ier (1769-1821), 29e Bulletin de la Grande Arm\u00e9e, <em>Le Moniteur<\/em>, 16\u00a0d\u00e9cembre 1812. <em>Correspondance de Napol\u00e9on\u00a0Ier, publi\u00e9e par ordre de l\u2019empereur Napol\u00e9on\u00a0<span class=\"caps\">III<\/span><\/em> (1858)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Derniers mots du tristement c\u00e9l\u00e8bre <em>Bulletin<\/em>. La France est frapp\u00e9e de stupeur. Napol\u00e9on, le 5\u00a0d\u00e9cembre, a d\u00e9cid\u00e9 de rentrer, suite \u00e0 la conspiration du g\u00e9n\u00e9ral Malet et au coup d\u2019\u00c9tat manqu\u00e9 de peu\u00a0! D\u2019o\u00f9 cette course folle de treize jours, en tra\u00eeneau, en cabriolet, \u00e0 travers la Pologne, l\u2019Allemagne\u2026 Mais il ignore le pire\u00a0: la plus atroce d\u00e9route de l\u2019histoire de France commence.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0La fortune m\u2019a \u00e9bloui.\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1873\" class=\"cit-num\">1873<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span class=\"caps\">NAPOL\u00c9ON<\/span> Ier (1769-1821), \u00e0 ses ministres, 19\u00a0d\u00e9cembre 1812 (\u2026)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>De retour \u00e0 Paris dans la nuit, il avoue \u00e0 ses ministres, le lendemain\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e0 Moscou, j\u2019ai cru signer la paix. J\u2019y suis rest\u00e9 trop longtemps [\u2026] J\u2019ai fait une tr\u00e8s grande faute, mais la fortune peut encore la r\u00e9parer.\u00a0\u00bb Il apprend quelques jours plus tard la trag\u00e9die, la d\u00e9b\u00e2cle (\u2026) Bilan total de cette campagne, 530\u00a0000 morts, victimes surtout du typhus, du froid et de la faim.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0J\u2019ai vu vos troupes, il n\u2019y a que des enfants. Vous avez fait p\u00e9rir une g\u00e9n\u00e9ration. Que ferez-vous quand ceux-ci auront disparu\u00a0?\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1874\" class=\"cit-num\">1874<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span class=\"caps\">METTERNICH<\/span> (1773-1859), \u00e0 Napol\u00e9on qui le re\u00e7oit comme m\u00e9diateur \u00e0 Dresde, 26\u00a0juin 1813 (\u2026)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Napol\u00e9on cherche une impossible tr\u00eave (\u2026) Il fait le compte des soldats dont il peut disposer et tente de montrer sa force (\u2026) En fait, il devra faire appel aux anciennes classes et recruter des \u00ab\u00a0Marie-Louise\u00a0\u00bb, jeunes conscrits des classes 1814 et 1815, sans formation militaire. Metternich n\u2019est pas dupe de la d\u00e9monstration. Napol\u00e9on, furieux, lui reproche les ambigu\u00eft\u00e9s de sa politique. Ce qui va jeter l\u2019Autriche dans le camp ennemi.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0C\u2019en est fini de Bonaparte.\u00a0\u00bb\u202f<span id=\"1875\" class=\"cit-num\">1875<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span class=\"caps\">METTERNICH<\/span> (1773-1859), Lettre \u00e0 son ami Hudelist (conseiller d\u2019\u00c9tat), apr\u00e8s son entrevue avec Napol\u00e9on, 26\u00a0juin\u00a01813 (\u2026)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le chancelier d\u2019Autriche vient de terminer son dialogue avec Napol\u00e9on, en abandonnant son ton diplomatique\u00a0: \u00ab\u00a0Vous \u00eates perdu, Sire\u00a0! Je m\u2019en doutais en venant ici, maintenant je le sais\u00a0!\u00a0\u00bb (\u2026) La guerre reprend. Apr\u00e8s la campagne de Russie et avant la campagne de France, c\u2019est la campagne d\u2019Allemagne. Napol\u00e9on repart, laissant la r\u00e9gence \u00e0 Marie-Louise.<\/p>\n<\/div>\n<style>\r\n        a .cit-num {\r\n            text-decoration: none !important;\r\n            color: inherit !important;\r\n        }\r\n    <\/style>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Premier Empire Chronique 1812. Le commencement de la fin. Annonc\u00e9 par Talleyrand, programm\u00e9 par le mar\u00e9chal russe Koutouzov, le \u00ab\u00a0commencement de la fin\u00a0\u00bb est dat\u00e9 de la retraite de Russie (d\u00e9cembre 1812). Apr\u00e8s un d\u00e9ni de r\u00e9alit\u00e9 surprenant, l\u2019empereur avoue que la fortune l\u2019a \u00e9bloui. 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