{"id":7958,"date":"2018-04-07T00:00:00","date_gmt":"2018-04-06T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/2025\/06\/26\/gambetta-la-france-est-un-eblouissement-pour-le-monde-3\/"},"modified":"2025-08-12T08:44:10","modified_gmt":"2025-08-12T06:44:10","slug":"gambetta-la-france-est-un-eblouissement-pour-le-monde-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/gambetta-la-france-est-un-eblouissement-pour-le-monde-3\/","title":{"rendered":"Gambetta : \u00ab La France est un \u00e9blouissement pour le monde. \u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"field-item even\">\n<p>\u00a0<\/p>\n<h4>Troisi\u00e8me R\u00e9publique<\/h4>\n<p><strong>La R\u00e9publique des crises\u00a0?<\/strong><\/p>\n<div class=\"encart\">\n<p>La R\u00e9publique a triomph\u00e9. Elle vote l\u2019amnistie des communards encore en d\u00e9portation ou en prison, choisit pour hymne <em>la Marseillaise<\/em> et le 14 juillet comme f\u00eate nationale (premier vote des Chambres de retour \u00e0 Paris, en 1879). C\u2019est aussi la fin de la r\u00e9publique pr\u00e9sidentielle au profit d\u2019un r\u00e9gime parlementaire\u00a0: la Chambre des d\u00e9put\u00e9s a d\u00e9sormais le pouvoir. Elle va en abuser\u00a0: la \u00ab\u00a0R\u00e9publique des camarades\u00a0\u00bb sera celle des crises, de l\u2019instabilit\u00e9.<\/p>\n<\/div>\n<p><em>Les commentaires sont all\u00e9g\u00e9s, les coupes signal\u00e9es (\u2026) <a href=\"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/boutique\/\" target=\"_blank\">Retrouvez l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 dans nos Chroniques de l\u2019Histoire en citations<\/a>.<\/em><\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0La France est un \u00e9blouissement pour le monde.\u00a0\u00bb<span id=\"2460\" class=\"cit-num\">2460<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882), Inauguration de la troisi\u00e8me Exposition universelle de Paris, 1er mai 1878.<em> Gloires et trag\u00e9dies de la <span class=\"caps\">III<\/span>e R\u00e9publique<\/em> (1956), Maurice Baumont<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Comme le Second Empire, la Troisi\u00e8me R\u00e9publique est port\u00e9e par la vague du progr\u00e8s scientifique et technique et par l\u2019av\u00e8nement de la civilisation industrielle. Les deux autres Expositions universelles qui se tiendront \u00e0 Paris avant 1914 (en 1889 et 1900) en t\u00e9moigneront.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0En vous enlevant Metz et une partie de la Lorraine, l\u2019Empereur mon ma\u00eetre et les militaires qui lui ont impos\u00e9 cette solution ont commis la plus grosse des fautes politiques.\u00a0\u00bb<span id=\"2461\" class=\"cit-num\">2461<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Otto von <span class=\"caps\">BISMARCK<\/span> (1815-1898). <em>Encyclop\u00e6dia Universalis<\/em>, article \u00ab\u00a0Alsace-Lorraine (question d\u2019)\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le chancelier du Reich aurait fait cet aveu surprenant en 1878 au marquis de Gabriac, charg\u00e9 d\u2019affaires fran\u00e7ais \u00e0 Berlin \u2013 sans faire d\u2019ailleurs mention de l\u2019Alsace. La question de l\u2019Alsace Lorraine empoisonne les relations entre la France et l\u2019Allemagne pendant toute la Troisi\u00e8me R\u00e9publique.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Soumis avec sinc\u00e9rit\u00e9 \u00e0 la grande loi du r\u00e9gime parlementaire, je n\u2019entrerai jamais en lutte contre la volont\u00e9 nationale exprim\u00e9e par ses organes constitutionnels.\u00a0\u00bb<span id=\"2462\" class=\"cit-num\">2462<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Jules <span class=\"caps\">GR\u00c9VY<\/span> (1807-1891), succ\u00e9dant \u00e0 Mac-Mahon, 30 janvier 1879<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Gouvernements, minist\u00e8res et constitutions de la France depuis cent ans (1893), L\u00e9on Muel Mac-Mahon a d\u00e9missionn\u00e9 de la pr\u00e9sidence de la R\u00e9publique, les r\u00e9publicains ayant la majorit\u00e9 au S\u00e9nat, le 5 janvier. Il pouvait rester, mais il perd patience sur un \u00ab\u00a0d\u00e9tail\u00a0\u00bb \u2013 on lui demande la destitution de g\u00e9n\u00e9raux, alors que le mar\u00e9chal n\u2019a \u00ab\u00a0aval\u00e9 tant de couleuvres\u00a0\u00bb depuis un an que pour prot\u00e9ger l\u2019arm\u00e9e. Il n\u2019\u00e9courte finalement son mandat que d\u2019une ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Les r\u00e9publicains gouvernent d\u00e9sormais la R\u00e9publique.<\/p>\n<p>Gr\u00e9vy est pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 Gambetta, qui ne se porte d\u2019ailleurs pas candidat, se jugeant trop jeune (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Partout la joie est g\u00e9n\u00e9rale<br>Depuis qu\u2019en vertu d\u2019un d\u00e9cret<br>Notre f\u00eate nationale<br>Doit avoir lieu l\u2019quatorze juillet\u00a0!\u00a0\u00bb<span id=\"2463\" class=\"cit-num\">2463<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Aristide <span class=\"caps\">BRUANT<\/span> (1851-1925), <em>J\u2019suis d\u2019l\u2019avis du gouvernement<\/em> (1879), chanson.<em> Histoire de France par les chansons<\/em> (1982), France Vernillat, Pierre Barbier<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Un couplet de la chanson de Bruant c\u00e9l\u00e8bre l\u2019\u00e9v\u00e9nement et chante le consensus du pays\u00a0: \u00ab\u00a0Quand je vois pour f\u00eater la France \/ Choisir la date d\u2019un \u00e9v\u00e9nement \/ Qui lui rappelle sa d\u00e9livrance \/ J\u2019suis d\u2019l\u2019avis du gouvernement.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>La Marseillaise<\/em> est donc proclam\u00e9e hymne national, et le 14 juillet devient f\u00eate nationale\u00a0(\u2026) En tout cas, c\u2019est le premier vote des Chambres (31 janvier 1879) revenues de Versailles \u00e0 Paris. Huit ans apr\u00e8s la Commune, Paris redevient capitale de la France.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Nos ministres\u00a0? De simples num\u00e9ros d\u2019ordre sortis au hasard de la foule repr\u00e9sentative que nous d\u00e9corons du beau nom de Parlement\u00a0!\u00a0\u00bb<span id=\"2464\" class=\"cit-num\">2464<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882), Chambre des d\u00e9put\u00e9s, 1879.<em> La Troisi\u00e8me R\u00e9publique<\/em> (1968), Maurice Baumont<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Il fulmine, le 5 f\u00e9vrier 1879, contre les d\u00e9put\u00e9s et les ministres du nouveau gouvernement\u00a0: \u00ab\u00a0Dans trois mois, ils iront rejoindre dans les sous-sols de la vie publique les inconnus engendr\u00e9s par le scrutin d\u2019arrondissement. Ils v\u00e9g\u00e9teront jusque-l\u00e0, ne disant rien, ne faisant rien, ex nihilo nihil.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>De fait, avec Gr\u00e9vy \u00e0 la pr\u00e9sidence commence le syst\u00e8me des crises minist\u00e9rielles qui va caract\u00e9riser, paralyser, empoisonner le r\u00e9gime.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Gambetta [\u2026] ce n\u2019est pas du fran\u00e7ais, c\u2019est du cheval\u00a0!\u00a0\u00bb<span id=\"2465\" class=\"cit-num\">2465<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Jules <span class=\"caps\">GR\u00c9VY<\/span> (1807-1891). <em>Histoire des institutions et des r\u00e9gimes politiques de la France<\/em> (1985), Jean Jacques Chevallier, G\u00e9rard Conac<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Deux avocats, deux r\u00e9publicains, mais trente ans les s\u00e9parent et la haine \u00e9clate au grand jour. Le rigide Gr\u00e9vy se moque de Gambetta qui parle, passionn\u00e9ment, pr\u00e9cipitamment, impressionnant \u00e0 la tribune. Il l\u2019\u00e9cartera vite du pouvoir, de peur qu\u2019il fasse peur au pays, surtout aux ruraux. <\/p>\n<p>Dans les premiers temps, l\u2019Assembl\u00e9e nationale prend des pr\u00e9sidents de la R\u00e9publique choisis pour leur effacement, lesquels nommeront des pr\u00e9sidents du Conseil eux-m\u00eames assez insignifiants pour ne pas leur porter ombrage.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0N\u00e9ron, Diocl\u00e9tien, Attila, pr\u00e9figurateur de l\u2019ant\u00e9christ\u00a0!\u00a0\u00bb<span id=\"2466\" class=\"cit-num\">2466<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Les catholiques insultant Jules Ferry. <em>Histoire de la France et des Fran\u00e7ais<\/em> (1972), Andr\u00e9 Castelot, Alain Decaux<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Surnomm\u00e9 hier Ferry-la-Famine \u2013 sous la Commune \u2013 et demain Ferry-Tonkin \u2013 pour sa politique coloniale.<\/p>\n<p>Cette fois, il est attaqu\u00e9 en tant que ministre de l\u2019Instruction publique et des Beaux-Arts\u00a0: son projet de r\u00e9forme de l\u2019enseignement public primaire (la\u00efc, gratuit et obligatoire) r\u00e9duit l\u2019importance de l\u2019enseignement priv\u00e9. D\u00e9bats d\u00e9j\u00e0 anim\u00e9s, le 15 mars 1879. Le 16 juin, la loi Ferry enflammera la Chambre (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0L\u2019\u00c9pargne, cette divinit\u00e9 du jour, pr\u00each\u00e9e dans toutes les chaires, l\u2019\u00c9pargne est une peste.\u00a0\u00bb<span id=\"2467\" class=\"cit-num\">2467<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Louis Auguste <span class=\"caps\">BLANQUI<\/span> (1805-1881), <em>Critique sociale<\/em> (1881)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le r\u00e9volutionnaire \u00e0 la fois th\u00e9oricien et militant se retrouve \u00e9lu d\u00e9put\u00e9 socialiste, le 30 avril 1879, si\u00e9geant \u00e0 l\u2019extr\u00eame gauche de la Chambre (\u2026) Il \u00e9crit aussi\u00a0: \u00ab\u00a0Le capital est du travail vol\u00e9.\u00a0\u00bb La stabilit\u00e9 du franc sous la Troisi\u00e8me R\u00e9publique, jusqu\u2019en 1914, favorise l\u2019\u00e9pargne et encourage l\u2019esprit rentier du Fran\u00e7ais (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Vous allez peut-\u00eatre m\u2019accuser d\u2019opportunisme\u00a0! Je sais que le mot est odieux. Pourtant je pousse encore l\u2019audace jusqu\u2019\u00e0 affirmer que ce barbarisme cache une vraie politique.\u00a0\u00bb<span id=\"2468\" class=\"cit-num\">2468<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882), Chambre des d\u00e9put\u00e9s, 21 juin 1880. Annales du S\u00e9nat et de la Chambre des d\u00e9put\u00e9s, volume <span class=\"caps\">VIII<\/span> (1881), Assembl\u00e9e nationale<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Gambetta, avocat de m\u00e9tier, tribun par nature, plaide ici pour l\u2019amnistie totale des communards. \u00c0 cette occasion est lanc\u00e9 le mot qui va faire fortune en politique, les opportunistes devenant les disciples de Gambetta apr\u00e8s sa mort accidentelle et prochaine, \u00e0 44 ans (1882).<\/p>\n<p>(\u2026) Le r\u00e9publicain pur et dur, id\u00e9ologue tranchant et d\u00e9magogue bruyant des premiers discours, se r\u00e9v\u00e8le bien diff\u00e9rent, au pouvoir, et tr\u00e8s responsable, devant ses contemporains\u00a0: temp\u00e9rament fonci\u00e8rement mod\u00e9r\u00e9, dou\u00e9 d\u2019une saine appr\u00e9ciation des r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Et [la France] dit \u00e0 ses gouvernants [\u2026]\u00a0: Quand me d\u00e9barrasserez-vous de ce haillon de guerre civile\u00a0?\u00a0\u00bb<span id=\"2469\" class=\"cit-num\">2469<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882), <em>Discours et plaidoyers choisis. Sur l\u2019amnistie des Communards<\/em> (1880)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>L\u2019amnistie totale sera vot\u00e9e le 11 juillet 1880. D\u00e8s avril 1873, elle \u00e9tait au programme du d\u00e9put\u00e9 radical Barodet.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Je ne veux pas \u00eatre, par ma complaisance, complice de la vaste exploitation que l\u2019autocratie masculine se croit le droit d\u2019exercer \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes. Je n\u2019ai pas de droits, donc je n\u2019ai pas de charges, je ne vote pas, je ne paye pas.\u00a0\u00bb<span id=\"2470\" class=\"cit-num\">2470<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Hubertine <span class=\"caps\">AUCLERT<\/span> (1848-1914).<em> Histoire du f\u00e9minisme fran\u00e7ais<\/em>, volume I (1977), Ma\u00eft\u00e9 Albistur, Daniel Armogathe<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>La fondatrice de la \u00ab\u00a0Soci\u00e9t\u00e9 pour le suffrage des femmes\u00a0\u00bb (organisation militante) \u00e9crit encore, dans une lettre au pr\u00e9fet dat\u00e9e de 1880\u00a0: \u00ab\u00a0Je n\u2019admets pas cette exclusion en masse de femmes qui n\u2019ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9es de leurs droits civiques par aucun jugement. En cons\u00e9quence, je laisse aux hommes qui s\u2019arrogent le privil\u00e8ge de gouverner, d\u2019ordonner, de s\u2019attribuer les budgets, le privil\u00e8ge de payer les imp\u00f4ts qu\u2019ils votent et r\u00e9partissent \u00e0 leur gr\u00e9. Puisque je n\u2019ai pas le droit de contr\u00f4ler l\u2019emploi de mon argent, je ne veux plus en donner.\u00a0\u00bb (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Buvons \u00e0 la France, mais \u00e0 la France tout enti\u00e8re, Monsieur le ministre de Prusse\u00a0!\u00a0\u00bb<span id=\"2471\" class=\"cit-num\">2471<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Sarah <span class=\"caps\">BERNHARDT<\/span> (1844-1923), en tourn\u00e9e au Danemark, automne 1880. <em>Ma double vie, M\u00e9moires de Sarah Bernhardt<\/em> (1907)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>La star du th\u00e9\u00e2tre fran\u00e7ais, mondialement c\u00e9l\u00e8bre, a d\u00e9j\u00e0 fait preuve de son patriotisme pendant la guerre de 1870. Lors d\u2019une triomphale tourn\u00e9e en Europe, elle entend le baron Magnus porter ce toast\u00a0: \u00ab\u00a0Je bois \u00e0 la France qui nous donne de si grands artistes\u00a0! \u00c0 la France, \u00e0 la belle France que nous aimons tous.\u00a0\u00bb D\u2019o\u00f9 la cinglante r\u00e9plique de la com\u00e9dienne. L\u2019orchestre de la cour fait \u00e9clater <em>La Marseillaise<\/em> (les Danois d\u00e9testent les Allemands, \u00e0 l\u2019\u00e9poque). Bismarck s\u2019indigne, et l\u2019on frise l\u2019incident diplomatique.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Il s\u2019agit toujours du m\u00eame.\u00a0\u00bb<span id=\"2472\" class=\"cit-num\">2472<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Georges <span class=\"caps\">CLEMENCEAU<\/span> (1841-1929).<em> Encyclop\u00e6dia Universalis<\/em>, article \u00ab\u00a0Gouvernement\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>C\u00e9l\u00e8bre \u00ab\u00a0tombeur de minist\u00e8res\u00a0\u00bb qui se ressemblent tous, puisque les m\u00eames hommes reviennent, changeant seulement de portefeuille. Les \u00ab\u00a0r\u00e9publicains de gouvernement\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0opportunistes\u00a0\u00bb, mod\u00e9r\u00e9s, sont attaqu\u00e9s sur leur droite par les bonapartistes (en perte de prestige apr\u00e8s la mort du prince imp\u00e9rial en 1879) et les monarchistes (avec une client\u00e8le encore importante de ruraux et de catholiques), et sur leur gauche par les radicaux qui, avec Clemenceau et Rochefort, r\u00e9clament le \u00ab\u00a0maximum de R\u00e9publique\u00a0\u00bb, mais sont d\u00e9j\u00e0 talonn\u00e9s sur leur propre gauche par les socialistes (\u2026)<\/p>\n<\/div>\n<style>\r\n        a .cit-num {\r\n            text-decoration: none !important;\r\n            color: inherit !important;\r\n        }\r\n    <\/style>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Troisi\u00e8me R\u00e9publique La R\u00e9publique des crises\u00a0? La R\u00e9publique a triomph\u00e9. Elle vote l\u2019amnistie des communards encore en d\u00e9portation ou en prison, choisit pour hymne la Marseillaise et le 14 juillet comme f\u00eate nationale (premier vote des Chambres de retour \u00e0 Paris, en 1879). C\u2019est aussi la fin de la r\u00e9publique pr\u00e9sidentielle au profit d\u2019un [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"iawp_total_views":5,"footnotes":""},"categories":[1788],"tags":[],"class_list":["post-7958","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chronique-citation-du-jour-leon-gambetta-troisieme-republique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7958","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7958"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7958\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13310,"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7958\/revisions\/13310"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7958"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7958"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7958"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}