{"id":7960,"date":"2018-03-26T00:00:00","date_gmt":"2018-03-25T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/2025\/06\/26\/gambetta-puisque-nous-sommes-les-plus-forts-nous-devons-etre-moderes-2\/"},"modified":"2025-08-12T08:44:11","modified_gmt":"2025-08-12T06:44:11","slug":"gambetta-puisque-nous-sommes-les-plus-forts-nous-devons-etre-moderes-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/gambetta-puisque-nous-sommes-les-plus-forts-nous-devons-etre-moderes-2\/","title":{"rendered":"Gambetta : \u00ab Puisque nous sommes les plus forts, nous devons \u00eatre mod\u00e9r\u00e9s. \u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"field-item even\">\n<p>\u00a0<\/p>\n<h4>Troisi\u00e8me R\u00e9publique<\/h4>\n<p><strong>Gambetta, chef des r\u00e9publicains<\/strong><\/p>\n<div class=\"encart\">\n<p>L\u2019ann\u00e9e 1876 est un tournant\u00a0: les R\u00e9publicains triomphent lors des \u00e9lections, ce qui rend la situation du Pr\u00e9sident Mac-Mahon tr\u00e8s d\u00e9licate. Il d\u00e9missionne en 1879, et Jules Gr\u00e9vy lui succ\u00e8de, permettant \u00e0 la France de sortir du paradoxe d\u2019une R\u00e9publique gouvern\u00e9e par des monarchistes. Cette clarification ne signifie pas la fin des d\u00e9bats, car entre le tribun Gambetta et le tombeur de minist\u00e8res Clemenceau, la chambre s\u2019enflamme.<\/p>\n<\/div>\n<p><em>Les commentaires sont all\u00e9g\u00e9s, les coupes signal\u00e9es (\u2026) <a href=\"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/boutique\/\" target=\"_blank\">Retrouvez l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 dans nos Chroniques de l\u2019Histoire en citations<\/a>.<\/em><\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Puisque nous sommes les plus forts, nous devons \u00eatre mod\u00e9r\u00e9s.\u00a0\u00bb<span id=\"2447\" class=\"cit-num\">2447<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882), devant le progr\u00e8s constant des r\u00e9publicains aux \u00e9lections en 1876.<em> Discours et plaidoyers politiques de M. Gambetta<\/em>, volume V (1882)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Ce sont les premi\u00e8res \u00e9lections nationales, sous le signe de la nouvelle Constitution qui fonde la Troisi\u00e8me R\u00e9publique. D\u2019o\u00f9 leur importance, m\u00eame si c\u2019est la seule Assembl\u00e9e qui sera dissoute, et tr\u00e8s vite.<\/p>\n<p>D\u00e8s le 30 janvier 1876, \u00f4 surprise, le S\u00e9nat manque de peu d\u2019\u00eatre r\u00e9publicain\u00a0(\u2026) Le 20 f\u00e9vrier, les r\u00e9publicains ont une confortable majorit\u00e9 au premier tour des \u00e9lections \u00e0 la Chambre.<\/p>\n<p>Gambetta lance des appels \u00e0 la pond\u00e9ration entre les deux tours\u00a0: les r\u00e9publicains, s\u2019ils veulent gouverner, ne doivent pas effaroucher l\u2019opinion. Le second tour du 5 mars est un grand succ\u00e8s pour eux\u00a0: le suffrage universel a amen\u00e9 393 d\u00e9put\u00e9s r\u00e9publicains de toute tendance, et seulement 140 conservateurs orl\u00e9anistes, l\u00e9gitimistes et bonapartistes (sur 533 si\u00e8ges) (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Je suis, vous le savez, messieurs, profond\u00e9ment r\u00e9publicain et profond\u00e9ment conservateur.\u00a0\u00bb<span id=\"2448\" class=\"cit-num\">2448<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Jules <span class=\"caps\">SIMON<\/span> (1814-1896), pr\u00e9sident du Conseil, Chambre des d\u00e9put\u00e9s, D\u00e9claration minist\u00e9rielle du 14 d\u00e9cembre 1876. <em>Histoire de la Troisi\u00e8me R\u00e9publique<\/em>, volume I (1973), Jacques Chastenet<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Les r\u00e9publicains ayant triomph\u00e9 aux \u00e9lections, la situation devient inconfortable pour Mac-Mahon, pr\u00e9sident de la R\u00e9publique et monarchiste. On parlerait aujourd\u2019hui de \u00ab\u00a0cohabitation\u00a0\u00bb. Il s\u2019en tire en appelant un centriste, Jules Simon, r\u00e9publicain mod\u00e9r\u00e9, pour former le gouvernement.<\/p>\n<p>Dans son premier discours, le personnage se montre onctueux et conciliateur. Les pr\u00e9sidents du Conseil des ministres \u2013 fonction qui appara\u00eet dans l\u2019histoire de France \u2013 brilleront souvent par leur insignifiance jusqu\u2019en 1900.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Il sera cardinal avant moi\u00a0!\u00a0\u00bb<span id=\"2449\" class=\"cit-num\">2449<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Monseigneur <span class=\"caps\">DUPANLOUP<\/span> (1802-1878). <em>Histoire de la France contemporaine, 1871-1900<\/em> (1903), Gabriel Hanotaux<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\u00c9v\u00eaque d\u2019Orl\u00e9ans et d\u00e9put\u00e9, il a ce mot sur Jules Simon qui ne reste pourtant pas longtemps \u00e0 la t\u00eate du gouvernement. Professeur de philosophie bien connu pour s\u2019\u00eatre oppos\u00e9 avec courage \u00e0 Napol\u00e9on <span class=\"caps\">III<\/span>, Jules Simon tente une politique de conciliation entre la droite et l\u2019extr\u00eame gauche. C\u2019est mission impossible et la crise explose au bout de quelques mois, le 16 mai 1877. On parlera (improprement) du \u00ab\u00a0coup d\u2019\u00c9tat\u00a0\u00bb de Mac-Mahon, qui le renvoie alors qu\u2019il a l\u2019appui des d\u00e9put\u00e9s. Mais le gouvernement est responsable devant la Chambre et le pr\u00e9sident (parlementarisme dualiste). Le pr\u00e9texte est une loi sur les d\u00e9lits de presse et une lettre de d\u00e9saccord entre eux. La vraie raison est ailleurs, dans une opposition entre les r\u00e9publicains et les catholiques.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Le cl\u00e9ricalisme\u00a0? Voil\u00e0 l\u2019ennemi.\u00a0\u00bb<span id=\"2450\" class=\"cit-num\">2450<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882), <em>Discours sur les men\u00e9es ultramontaines<\/em>, Chambre des d\u00e9put\u00e9s, 4 mai 1877. <em>Le Cl\u00e9ricalisme, voil\u00e0 l\u2019ennemi\u00a0!<\/em> (1879), Paroles de M. Gambetta, comment\u00e9es par \u00c9mile Verney<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>La question religieuse prend des proportions d\u00e9mesur\u00e9es, sous la Troisi\u00e8me R\u00e9publique. Pour l\u2019heure, les catholiques fran\u00e7ais veulent aider le pape contre le gouvernement italien, car les \u00c9tats pontificaux ont \u00e9t\u00e9 annex\u00e9s par l\u2019Italie en 1870 (\u2026) Les r\u00e9publicains refusent absolument cette intervention (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Vous \u00eates le gouvernement des pr\u00eatres et le ministre des cur\u00e9s.\u00a0\u00bb<span id=\"2451\" class=\"cit-num\">2451<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882), au ministre de l\u2019Int\u00e9rieur Fourtou, mi-juin 1877.<em> Discours et plaidoyers politiques de M. Gambetta<\/em> (1884)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Oscar Bardy de Fourtou, adepte de la mani\u00e8re forte, de nouveau en poste \u00e0 l\u2019Int\u00e9rieur, a pour mission d\u2019emp\u00eacher le retour en force des r\u00e9publicains \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e. La coalition monarchiste et conservatrice caresse \u00e0 nouveau la France \u00e0 rebrousse-poil.<\/p>\n<p>Le 18 juin, les 363 d\u00e9put\u00e9s r\u00e9publicains font adopter un ordre du jour \u2013 l\u2019Ordre des 363 \u2013 qui refuse la confiance au cabinet de Broglie. Une semaine plus tard, avec l\u2019accord du S\u00e9nat, Mac-Mahon dissout la Chambre des d\u00e9put\u00e9s, le 25 juin. C\u2019est la crise la plus grave depuis la Commune (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0L\u2019ordre moral atteint au d\u00e9lire de la stupidit\u00e9.\u00a0\u00bb<span id=\"2452\" class=\"cit-num\">2452<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Gustave <span class=\"caps\">FLAUBERT<\/span> (1821-1880), <em>Correspondance<\/em>, volume <span class=\"caps\">IV<\/span> (1893)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Dans la campagne \u00e9lectorale qui bat son plein, cet \u00e9t\u00e9 1877, Mac-Mahon prend parti, tel un mar\u00e9chal \u00e0 la t\u00eate de ses troupes, et lance dans la bataille les fonctionnaires et le clerg\u00e9.<\/p>\n<p>De leur c\u00f4t\u00e9, les r\u00e9publicains font bloc, avec deux t\u00eates d\u2019affiche\u00a0: le toujours jeune Gambetta (40 ans) et le d\u00e9j\u00e0 vieux Thiers qui, malgr\u00e9 ses 80 ans, se verrait bien succ\u00e9der \u00e0 son successeur Mac Mahon.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Quand la France aura fait entendre sa voix souveraine [\u2026] il faudra se soumettre ou se d\u00e9mettre.\u00a0\u00bb<span id=\"2453\" class=\"cit-num\">2453<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882), Discours de Lille, 15 ao\u00fbt 1877. <em>Histoire de la France<\/em> (1947), Andr\u00e9 Maurois<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>C\u2019est au pr\u00e9sident de la R\u00e9publique que ce discours s\u2019adresse, apr\u00e8s la crise institutionnelle ouverte le 16 mai, le renvoi du pr\u00e9sident du Conseil, et la dissolution de la Chambre des d\u00e9put\u00e9s. Le Pr\u00e9sident a tent\u00e9 d\u2019imposer au pays un r\u00e9gime pr\u00e9sidentiel et c\u2019est toute l\u2019orientation de la Troisi\u00e8me R\u00e9publique qui se joue alors (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0La monture a l\u2019air intelligent, ma foi.\u00a0\u00bb<span id=\"2454\" class=\"cit-num\">2454<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9gende d\u2019un portrait de Mac-Mahon \u00e0 cheval, \u00e9t\u00e9 1877.<em> Histoire de France contemporaine depuis la R\u00e9volution jusqu\u2019\u00e0 la paix de 1919<\/em> (1921), Ernest Lavisse, Philippe Sagnac<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le journal qui publie cette belle image tir\u00e9e d\u2019une brochure de propagande, et l\u2019assortit de ce commentaire, est poursuivi pour offense au pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, et condamn\u00e9 \u00e0 500 francs d\u2019amende. On ne compte plus les condamnations pour d\u00e9lits de presse et cris s\u00e9ditieux (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0La R\u00e9publique, c\u2019est la n\u00e9cessit\u00e9.\u00a0\u00bb<span id=\"2455\" class=\"cit-num\">2455<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Adolphe <span class=\"caps\">THIERS<\/span> (1797-1877). <em>Discours parlementaires de M. Thiers\u00a0: 1872-1877<\/em> (posthume, 1883)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Dernier message du vieux r\u00e9publicain, possible successeur de Mac-Mahon \u00e0 la pr\u00e9sidence. Il meurt le 3 septembre 1877. Sa famille refuse les obs\u00e8ques officielles. Mais 384 villes sont repr\u00e9sent\u00e9es, et une foule estim\u00e9e \u00e0 un million assiste \u00e0 ses fun\u00e9railles parisiennes (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Je n\u2019aimais pas ce roi des prud\u2019hommes. N\u2019importe\u00a0! compar\u00e9 aux autres, c\u2019est un g\u00e9ant.\u00a0\u00bb<span id=\"2456\" class=\"cit-num\">2456<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Gustave <span class=\"caps\">FLAUBERT<\/span> (1821-1880), \u00e0 la mort de Thiers, <em>Correspondance<\/em> (1893)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0\u2026 et puis il avait une vertu rare\u00a0: le patriotisme. Personne n\u2019a r\u00e9sum\u00e9 comme lui la France, de l\u00e0 l\u2019immense effet de sa mort.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Flaubert, un an plus t\u00f4t, s\u2019exclamait pourtant\u00a0: \u00ab\u00a0Rugissons contre M. Thiers\u00a0! Peut-on voir un plus triomphant imb\u00e9cile, un cro\u00fbtard plus abject, un plus \u00e9troniforme bourgeois\u00a0! Non, rien ne peut donner l\u2019id\u00e9e du vomissement que m\u2019inspire ce vieux melon diplomatique, arrondissant sa b\u00eatise sur le fumier de la bourgeoisie\u00a0! Il me semble \u00e9ternel comme la m\u00e9diocrit\u00e9\u00a0!\u00a0\u00bb (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Nous avons dit\u00a0: le cl\u00e9ricalisme, voil\u00e0 l\u2019ennemi\u00a0! Il appartient au suffrage universel de r\u00e9pondre, en appelant le monde \u00e0 contempler son ouvrage\u00a0: le cl\u00e9ricalisme, voil\u00e0 le vaincu.\u00a0\u00bb<span id=\"2457\" class=\"cit-num\">2457<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882), Discours du 9 octobre 1877. <em>La Fi\u00e8vre hexagonale\u00a0: les grandes crises politiques de 1871 \u00e0 1968<\/em> (1987), Michel Winock<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Fin de campagne \u00e9lectorale, toujours sur le m\u00eame th\u00e8me de l\u2019anticl\u00e9ricalisme cher \u00e0 la gauche. La formule a fait mouche et Gambetta, en bon avocat, la replace au fil de ses nombreux discours.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Nous partons trois cent soixante-trois, nous reviendrons quatre cents\u00a0!\u00a0\u00bb<span id=\"2458\" class=\"cit-num\">2458<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882). <em>Histoire de la France<\/em> (1947), Andr\u00e9 Maurois<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le chef des r\u00e9publicains tous regroup\u00e9s derri\u00e8re son nom \u00e9tait un peu trop optimiste. Partis 363, ils n\u2019auront que 321 \u00e9lus \u00e0 la Chambre des d\u00e9put\u00e9s, les 14 et 28 octobre 1877\u00a0(\u2026) Cela fait quand m\u00eame une forte majorit\u00e9 r\u00e9publicaine, face aux 208 d\u00e9put\u00e9s monarchistes. De Broglie d\u00e9missionnera, le 23 novembre. <\/p>\n<p>Et Mac-Mahon, qui a voulu imposer un r\u00e9gime pr\u00e9sidentiel par la force institutionnelle, prend acte de son \u00e9chec, signant, les larmes aux yeux, le message qui sera lu devant les s\u00e9nateurs et les d\u00e9put\u00e9s.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0La Constitution de 1875 a fond\u00e9 une r\u00e9publique parlementaire en \u00e9tablissant mon irresponsabilit\u00e9, tandis qu\u2019elle a institu\u00e9 la responsabilit\u00e9 solidaire et individuelle des ministres.\u00a0\u00bb<span id=\"2459\" class=\"cit-num\">2459<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span class=\"caps\">MAC<\/span>\u2013<span class=\"caps\">MAHON<\/span> (1808-1893), Message du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique aux Chambres, 14 d\u00e9cembre 1877. <em>Gouvernements, minist\u00e8res et constitutions de la France depuis cent ans<\/em> (1893), L\u00e9on Muel<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le pr\u00e9sident se soumet \u2013 avant de se d\u00e9mettre. Il d\u00e9missionnera en 1879, quand les r\u00e9publicains deviendront majoritaires au S\u00e9nat. Avec le d\u00e9part de ce pr\u00e9sident monarchiste, la R\u00e9publique sera totalement acquise.<\/p>\n<p>D\u2019ores et d\u00e9j\u00e0, le droit de dissolution est discr\u00e9dit\u00e9, le pr\u00e9sident jouant d\u00e9sormais le jeu du r\u00e9gime parlementaire, avec ses qualit\u00e9s et ses d\u00e9fauts.<\/p>\n<\/div>\n<style>\r\n        a .cit-num {\r\n            text-decoration: none !important;\r\n            color: inherit !important;\r\n        }\r\n    <\/style>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Troisi\u00e8me R\u00e9publique Gambetta, chef des r\u00e9publicains L&#8217;ann\u00e9e 1876 est un tournant\u00a0: les R\u00e9publicains triomphent lors des \u00e9lections, ce qui rend la situation du Pr\u00e9sident Mac-Mahon tr\u00e8s d\u00e9licate. 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