{"id":7969,"date":"2019-11-23T00:00:00","date_gmt":"2019-11-22T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/2025\/06\/26\/louise-michel-on-aura-besoin-du-socialisme-pour-faire-un-monde-nouveau\/"},"modified":"2025-08-12T08:43:38","modified_gmt":"2025-08-12T06:43:38","slug":"louise-michel-on-aura-besoin-du-socialisme-pour-faire-un-monde-nouveau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/louise-michel-on-aura-besoin-du-socialisme-pour-faire-un-monde-nouveau\/","title":{"rendered":"Louise Michel : \u00ab On aura besoin du socialisme pour faire un monde nouveau. \u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"field-item even\">\n<p>\u00a0<\/p>\n<h4>Troisi\u00e8me R\u00e9publique<\/h4>\n<p><strong>Paradoxe d\u2019une R\u00e9publique n\u00e9e d\u2019une assembl\u00e9e monarchiste<\/strong><\/p>\n<div class=\"encart\">\n<p>Avec le recul de l\u2019histoire, il faut rendre justice \u00e0 Mac-Mahon. Mar\u00e9chal et improbable pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, populaire par sa prestance, sa loyaut\u00e9 et sa franchise, il va assister ou participer \u00e0 la mise en place de beaucoup d\u2019institutions durables, malgr\u00e9 les contestations et les \u00e9quilibres pr\u00e9caires.<\/p>\n<\/div>\n<p><em>Les commentaires sont all\u00e9g\u00e9s, les coupes signal\u00e9es (\u2026) <a href=\"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/boutique\/\" target=\"_blank\">Retrouvez l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 dans nos Chroniques de l\u2019Histoire en citations<\/a>.<\/em><\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation citation-small\"><span class=\"enonce\">\u00ab\u00a0On aura besoin du socialisme pour faire un monde nouveau.\u00a0\u00bb<span id=\"2434\" class=\"cit-num\">2434<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span data-href=\"\/auteurs\/louise-michel\"><span class=\"author\"><span class=\"surname\">Louise <\/span><span class=\"name\"><span class=\"caps\">MICHEL<\/span><\/span><\/span><\/span> (1830-1905), Lettre \u00e0 la Commission des gr\u00e2ces, mai\u00a01873<\/p>\n<p class=\"source\"><cite>Je vous \u00e9cris de ma nuit\u00a0: correspondance g\u00e9n\u00e9rale de Louise Michel, 1850-1904<\/cite> (1999), Louise Michel, Xavi\u00e8re Gauthier.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"ressi\">La Vierge rouge de la Commune, des barricades et des quartiers populaires, est condamn\u00e9e \u00e0 la d\u00e9portation en Nouvelle-Cal\u00e9donie. Elle se mettra au service des indig\u00e8nes, avant de revenir en France (amnistie de 1880) pour militer de nouveau (\u2026)<\/p>\n<p>Rappelons que le drame de la Commune reste pr\u00e9sent dans la vie de la France\u00a0: des Conseils de guerre se tiennent jusqu\u2019en 1875 pour juger les communards, et l\u2019\u00e9tat de si\u00e8ge est maintenu \u00e0 Paris jusqu\u2019en 1876 (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Ce gazon que le soleil dore<br>Quand mai sort des bois r\u00e9veill\u00e9s,<br>Ce mur que l\u2019Histoire d\u00e9core<br>Qui saigne encore,<br>C\u2019est le tombeau des fusill\u00e9s.\u00a0\u00bb<span id=\"2435\" class=\"cit-num\">2435<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Jules <span class=\"caps\">JOUY<\/span> (1855-1897),<em> Le Tombeau des fusill\u00e9s<\/em>, chanson. <em>La Chanson de la Commune\u00a0: chansons et po\u00e8mes inspir\u00e9s par la Commune de 1871<\/em> (1991), Robert Br\u00e9cy<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Ce chant d\u2019un po\u00e8te montmartrois r\u00e9sonne comme une menace\u00a0: que le bon bourgeois tremble, car le peuple tout entier s\u2019assemble et pleure ceux qu\u2019on croit oublier. Mais jusqu\u2019\u00e0 la Premi\u00e8re Guerre mondiale, toute apologie de la Commune reste interdite. Devant le mur des F\u00e9d\u00e9r\u00e9s au cimeti\u00e8re du P\u00e8re-Lachaise, la c\u00e9r\u00e9monie du 28 mai, dernier jour de la Semaine sanglante, deviendra ensuite tradition.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Que pouvais-je faire\u00a0? Les devoirs militaires ne sont stricts que quand il y a un gouvernement l\u00e9gal, mais non pas quand on est en face d\u2019un gouvernement insurrectionnel. Il ne restait plus rien.<br>\u2014 Il restait la France, monsieur le mar\u00e9chal\u00a0!\u00a0\u00bb<span id=\"2436\" class=\"cit-num\">2436<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">R\u00e9ponse du duc d\u2019<span class=\"caps\">AUMALE<\/span> (1822-1897), au mar\u00e9chal <span class=\"caps\">BAZAINE<\/span> (1811-1888), octobre 1873. <em>L\u2019\u00c9vasion du mar\u00e9chal Bazaine de l\u2019\u00eele Sainte-Marguerite<\/em> (1973), Henry L\u00e9on Willette<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Henri d\u2019Orl\u00e9ans, prince du sang, duc d\u2019Aumale, quatri\u00e8me fils de Louis-Philippe, exil\u00e9 volontaire en Angleterre sous l\u2019Empire, offrit en vain ses services \u00e0 la France, \u00e0 la guerre de 1870. Il rentre cependant en 1871, est \u00e9lu d\u00e9put\u00e9, r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 dans ses fonctions militaires. \u00c0 ce titre, il pr\u00e9side le Conseil de guerre qui juge Bazaine, mar\u00e9chal de France accus\u00e9 d\u2019avoir livr\u00e9 Metz aux Prussiens, sans combattre. Condamn\u00e9 \u00e0 mort pour trahison le 6 octobre 1873, il voit sa peine commu\u00e9e en vingt ans de prison. Enferm\u00e9 au fort de Sainte-Marguerite, il r\u00e9ussit \u00e0 s\u2019\u00e9chapper pour passer en Espagne, o\u00f9 il finira sa vie.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Je suis le pilote n\u00e9cessaire, le seul capable de conduire le navire au port, parce que j\u2019ai mission et autorit\u00e9 pour cela.\u00a0\u00bb<span id=\"2437\" class=\"cit-num\">2437<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Comte de <span class=\"caps\">CHAMBORD<\/span> (1820-1883), 30 octobre 1873. <em>Histoire de la r\u00e9volution de 1870-71<\/em> (1877), Jules Claretie<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Les monarchistes se sont enfin mis d\u2019accord sur son nom\u00a0: Henri de Bourbon, pr\u00e9tendant l\u00e9gitimiste, est le plus \u00e2g\u00e9, sans descendant. Le comte de Paris et les orl\u00e9anistes attendront leur tour quelques ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Mais que serait cette restauration\u00a0? Monarchie parlementaire de mod\u00e8le anglais, ou monarchie de type Ancien R\u00e9gime. Chambord est intransigeant sur ce point\u00a0: \u00ab\u00a0Ma personne n\u2019est rien, mon principe est tout.\u00a0\u00bb Dans son journal <em>L\u2019Union<\/em>, il agite \u00e0 nouveau le drapeau blanc\u00a0: il le veut, pour lui et pour la France. Querelle symbolique, mais c\u2019est un symbole que les orl\u00e9anistes ne peuvent admettre (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Je croyais avoir affaire \u00e0 un Conn\u00e9table de France, je n\u2019ai trouv\u00e9 qu\u2019un capitaine de gendarmerie.\u00a0\u00bb<span id=\"2438\" class=\"cit-num\">2438<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Comte de <span class=\"caps\">CHAMBORD<\/span> (1820-1883), apprenant le refus de Mac-Mahon qui se r\u00e9cuse, le 12 novembre 1873. <em>L\u2019\u00c9chec de la restauration monarchique en 1873<\/em> (1910), Arthur Loth<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Sa cour d\u2019aristocrates, durant son long exil autrichien, habitua le pr\u00e9tendant \u00e0 plus d\u2019\u00e9gards que n\u2019en a le mar\u00e9chal\u00a0! Mac-Mahon devait introduire le monarque \u00e0 la Chambre, appuy\u00e9 \u00e0 son bras, venant se faire acclamer par la majorit\u00e9 monarchiste. Mais le mar\u00e9chal est choqu\u00e9 par cette affaire de drapeau blanc que le comte entend r\u00e9tablir, et certain que l\u2019arm\u00e9e, son arm\u00e9e, n\u2019acceptera jamais. Bref, en son \u00e2me et conscience, il dit non \u00e0 ce \u00ab\u00a0roi\u00a0\u00bb, et il garde sa pr\u00e9sidence.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Premier magistrat du pays,<br>L\u2019honneur me met, je vous l\u2019atteste,<br>Au-dessus de tous les partis.<br>Aussi, Messieurs, j\u2019y suis, j\u2019y reste.\u00a0\u00bb<span id=\"2439\" class=\"cit-num\">2439<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Paul <span class=\"caps\">AVENEL<\/span> (1823-1902), <em>J\u2019y suis, j\u2019y reste<\/em> (1873), chanson. <em>Histoire de France par les chansons<\/em> (1982), France Vernillat, Pierre Barbier<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le vieux mar\u00e9chal, pourtant royaliste, a compris que la restauration est chose impossible avec ce \u00ab\u00a0Henri V\u00a0\u00bb qui serait funeste \u00e0 la France\u00a0: \u00ab\u00a0La Chambre \u00e0 mon honn\u00eatet\u00e9 \/ A confi\u00e9 la R\u00e9publique \/ Je dois garder sa libert\u00e9 \/ Et prot\u00e9ger sa politique.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>Le 20 novembre 1873, la loi du septennat lui garde son poste pour sept ans encore \u2013 entre-temps, le vieux comte de Chambord ne sera peut-\u00eatre plus de ce monde, et le comte de Paris aura ses chances. Mais l\u2019histoire d\u00e9joue ce genre de calculs politiques\u00a0: la France, sous le r\u00e9gime provisoire qui dure, va devenir de plus en plus r\u00e9publicaine.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Il est assez difficile que Monsieur Mac-Mahon nous dise ce qu\u2019il veut, puisqu\u2019il ne peut m\u00eame pas nous apprendre ce qu\u2019il est. C\u2019est ce qu\u2019on appelle en photographie un n\u00e9gatif, et en histoire naturelle un mulet.\u00a0\u00bb<span id=\"2440\" class=\"cit-num\">2440<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Henri <span class=\"caps\">ROCHEFORT<\/span> (1831-1913), <em>La Lanterne<\/em>, 1874<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Plus r\u00e9publicain que jamais, le journaliste, d\u00e9port\u00e9 \u00e0 Noum\u00e9a (en m\u00eame temps que Louise Michel), r\u00e9ussit la seule \u00e9vasion du bagne de Nouvelle-Cal\u00e9donie, avec quelques camarades. Il rejoint \u00e0 Londres un groupe de communards exil\u00e9s. <em>La Lanterne<\/em> repara\u00eet de juillet 1874 \u00e0 octobre 1876, diffus\u00e9e clandestinement en France, mariant humour et opposition, et r\u00e9galant les amateurs (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0La politique est l\u2019art du possible.\u00a0\u00bb<span id=\"2441\" class=\"cit-num\">2441<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882). <em>La Politique en citations\u00a0: de Babylone \u00e0 Michel Serres<\/em> (2006), Sylv\u00e8re Christophe<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Formule fameuse, expression du pragmatisme. Mais qui l\u2019eut crue sign\u00e9e du pur et dur r\u00e9publicain, \u00e0 la fois id\u00e9ologue tranchant et d\u00e9magogue bruyant\u00a0? C\u2019est un autre homme qui se r\u00e9v\u00e8le en 1874 et parle \u00e0 ses contemporains\u00a0: un temp\u00e9rament fonci\u00e8rement mod\u00e9r\u00e9, dou\u00e9 d\u2019une saine appr\u00e9ciation des r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n<p>Cette formule de Gambetta fera bient\u00f4t qualifier ses partisans d\u2019\u00ab\u00a0opportunistes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0La r\u00e9publique, c\u2019est l\u2019in\u00e9vitable et vous devriez l\u2019accepter. Vous devriez prendre votre parti de l\u2019existence dans le pays d\u2019une d\u00e9mocratie invincible \u00e0 qui restera certainement le dernier mot.\u00a0\u00bb<span id=\"2442\" class=\"cit-num\">2442<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882), Chambre des d\u00e9put\u00e9s, 5 ao\u00fbt 1874. <em>Les Partis politiques sous la <span class=\"caps\">III<\/span>e R\u00e9publique<\/em> (1913), L\u00e9on Jacques<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le \u00ab\u00a0commis voyageur de la R\u00e9publique\u00a0\u00bb propose une constitution r\u00e9publicaine. L\u00e9gitimistes et conservateurs n\u2019en veulent toujours pas, mais Gambetta va rallier une partie de la gauche \u00e0 la cause du seul r\u00e9gime possible dans la France de cette \u00e9poque\u00a0: une r\u00e9publique mod\u00e9r\u00e9e, qui n\u2019effraie pas le pays (bourgeois et paysans). Un renouveau bonapartiste aux \u00e9lections partielles et le spectre du jeune prince imp\u00e9rial (fils de Napol\u00e9on <span class=\"caps\">III<\/span>) effraient les d\u00e9put\u00e9s, qui pr\u00e9f\u00e8rent encore la R\u00e9publique \u00e0 l\u2019Empire\u00a0! (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique est \u00e9lu \u00e0 la majorit\u00e9 absolue des suffrages par le S\u00e9nat et par la Chambre des d\u00e9put\u00e9s r\u00e9unis en Assembl\u00e9e nationale.\u00a0\u00bb<span id=\"2443\" class=\"cit-num\">2443<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Henri Alexandre <span class=\"caps\">WALLON<\/span> (1812-1904), amendement du 30 janvier 1875<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Sans effet oratoire, sans tambour ni trompette d\u2019aucune sorte, c\u2019est bien discr\u00e8tement que la R\u00e9publique s\u2019installe en France. \u00ab\u00a0Le 30 janvier 1875, \u00e0 une seule voix de majorit\u00e9 (353 contre 352), l\u2019amendement Wallon, qui pronon\u00e7ait le nom de R\u00e9publique, qui l\u2019inscrivait officiellement dans les lois, \u00e9tait adopt\u00e9\u00a0\u00bb (Jacques Bainville, <em>Histoire de France<\/em>).<\/p>\n<p>Henri Wallon, d\u00e9put\u00e9 catholique tol\u00e9rant, devient c\u00e9l\u00e8bre comme \u00ab\u00a0P\u00e8re de la R\u00e9publique\u00a0\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0Un homme dont l\u2019aspect vaudrait un passeport pour le gendarme le plus soup\u00e7onneux (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0\u00c0 reculons, nous entrons dans la R\u00e9publique\u00a0!\u00a0\u00bb<span id=\"2444\" class=\"cit-num\">2444<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">L\u00e9on <span class=\"caps\">GAMBETTA<\/span> (1838-1882), <em>La R\u00e9publique fran\u00e7aise<\/em>.<em> La Troisi\u00e8me R\u00e9publique<\/em> (1968), Maurice Baumont<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Il ironise dans son journal. Mais il l\u2019a voulue, il l\u2019a eue, et son opportunisme (mot lanc\u00e9 en 1880) permet que la Constitution passe, sous forme de trois lois constitutionnelles, du 25 mai au 16 juillet 1875.<\/p>\n<p>Paradoxe de cette r\u00e9publique vot\u00e9e par une assembl\u00e9e monarchiste, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019union des centres qui regroupe une partie des r\u00e9publicains (radicaux exclus) et des conservateurs (l\u00e9gitimistes exclus). On va donc pouvoir gouverner entre \u00ab\u00a0honn\u00eates gens\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le texte est plein de compromis et d\u2019incertitudes. Son impr\u00e9cision et sa concision feront d\u2019ailleurs sa force, l\u2019usage permettant de r\u00e9soudre les probl\u00e8mes \u00e0 mesure qu\u2019ils se posent et de choisir entre r\u00e9gime pr\u00e9sidentiel ou parlementaire (\u2026)<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0Que d\u2019eau, que d\u2019eau\u00a0!\u00a0\u00bb<span id=\"2445\" class=\"cit-num\">2445<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\"><span class=\"caps\">MAC<\/span>\u2013<span class=\"caps\">MAHON<\/span> (1808-1893) \u00e0 la vue des inondations catastrophiques, Toulouse, 26 juin 1875.<em> Mac-Mahon<\/em> (1895), abb\u00e9 Berry<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le maire de la ville sinistr\u00e9e, voulant recevoir dignement le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, s\u2019est lanc\u00e9 dans un long discours.<\/p>\n<p>Le mar\u00e9chal, pour couper court \u00e0 ce d\u00e9luge de paroles, regardant les plaines envahies par les eaux, a ce mot pour lequel il sera mal \u00e0 propos plaisant\u00e9. Son militaire \u00ab\u00a0J\u2019y suis, j\u2019y reste\u00a0\u00bb avait plus fi\u00e8re allure.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"citation-small\">\u00ab\u00a0La gentilhommerie du pair de France [Hugo] subsistait sous le poil broussailleux du radical-socialisant.\u00a0\u00bb<span id=\"2446\" class=\"cit-num\">2446<\/span><\/p>\n<p class=\"auteur\">Maurice <span class=\"caps\">BARR\u00c8S<\/span> (1862-1923), <em>Mes cahiers, 1896-1898<\/em> (1929)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Hugo, nomm\u00e9 pair de France en 1845, est \u00e9lu s\u00e9nateur \u00e0 presque 74 ans, le 30 janvier 1876. Idole de la gauche r\u00e9publicaine, il se bat pour l\u2019amnistie des communards\u00a0: \u00ab\u00a0\u00d4 juges, vous jugez les crimes de l\u2019aurore.\u00a0\u00bb Il faut attendre 1880 pour que la France pardonne, avec la loi d\u2019amnistie.<\/p>\n<\/div>\n<style>\r\n        a .cit-num {\r\n            text-decoration: none !important;\r\n            color: inherit !important;\r\n        }\r\n    <\/style>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Troisi\u00e8me R\u00e9publique Paradoxe d&#8217;une R\u00e9publique n\u00e9e d&#8217;une assembl\u00e9e monarchiste Avec le recul de l\u2019histoire, il faut rendre justice \u00e0 Mac-Mahon. Mar\u00e9chal et improbable pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, populaire par sa prestance, sa loyaut\u00e9 et sa franchise, il va assister ou participer \u00e0 la mise en place de beaucoup d\u2019institutions durables, malgr\u00e9 les contestations et [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"iawp_total_views":6,"footnotes":""},"categories":[245,7,729,564],"tags":[],"class_list":["post-7969","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chronique","category-chronique-du-jour","category-louise-michel","category-troisieme-republique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7969","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7969"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7969\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12827,"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7969\/revisions\/12827"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7969"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7969"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-en-citations.fr\/WP\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7969"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}