guerre

L’histoire en est si pleine que la paix fait figure d’exception. La guerre prend toutes les formes, toutes les raisons semblent bonnes. Pour le total des morts, le XXe siècle a battu deux fois et à vingt ans d’intervalle un effroyable record historique.

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« Napoléon est comme un torrent. Moscou sera l’éponge qui l’absorbera. »

Feld-maréchal KOUTOUZOV (1745-1813), exposant son coup de poker militaire à son état-major, début septembre 1812

« Voilà le commencement de la fin. »

TALLEYRAND (1754-1838), à l’annonce du désastre de la retraite de Russie, décembre 1812

« La fortune m’a ébloui. »

NAPOLÉON Ier (1769-1821), à ses ministres, 19 décembre 1812

« Impossible n’est pas français. »

NAPOLÉON Ier (1769-1821), au général Lemarois, commandant de Magdebourg, 9 juillet 1813

« La garde meurt et ne se rend pas. »

Général CAMBRONNE (1770-1842), paroles gravées sur le socle en granit de sa statue à Nantes (sa ville natale)

« L’Angleterre prit l’aigle et l’Autriche l’aiglon. »

Victor HUGO (1802-1885), Les Chants du crépuscule (1835)

« J’y suis, j’y reste. »

MAC-MAHON (1808-1893), au fort de Malakoff, surplombant la citadelle de Sébastopol, 8 septembre 1855

« Nous sommes prêts et archiprêts, il ne manque pas à notre armée un bouton de guêtre. »

Maréchal LEBŒUF (1809-1888), lors du vote de la mobilisation et des crédits de guerre, Corps Législatif, 15 juillet 1870

« Nous l’acceptons le cœur léger. »

Émile OLLIVIER (1825-1913), Corps législatif, le jour de la déclaration de guerre à la Prusse, 19 juillet 1870

« V’là le Sire de Fish-ton-Kan, / Qui s’en va-t-en guerre, En deux temps et trois mouv’ments : Sens devant derrière […]Badinguet, fich ton camp. »

Paul BURANI (1845-1901), paroles, et Antonin LOUIS (1845-1915) musique, Le Sire de Fich-ton-kan (1870), chanson

« Une guerre entre Européens est une guerre civile. »

Victor HUGO (1802-1885), Carnets, albums et journaux

« Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, c’est sauver le monde. »

Victor HUGO (1802-1885), Pendant l’exil (écrits et discours de 1852-1870)

« Citoyens, j’avais dit : le jour où la République rentrera, je rentrerai. Me voici ! »

Victor HUGO (1802-1885), de retour à Paris, gare du Nord, 5 septembre 1870

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