Une petite histoire par les animaux de l’Histoire serait trop anecdotique, mais si amusante ! Eh ! bien, la voilà esquissée, avec les deux favoris, chevaux et chiens, un quasi-absent remarqué (le chat) et une série d’outsiders à découvrir, des abeilles impériales aux vaches folles.
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« Selon que vous serez puissant ou misérable / Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »
(1621-1695), Fables, Les Animaux malades de la peste (1678)
« Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ! »
(1611-1675) se parlant à lui-même, en 1667
Chanson allégorique sur les ministres et les maîtresses de Louis XIV
« Amitié de cour, foi de renards, société de loups. »
(1740-1794), Pensées, maximes et anecdotes (posthume, 1803)
(1712-1778), Correspondance, à M. Moulton
(1694-1778), Lettre à d’Argental, 22 octobre 1759, Correspondance (posthume)
« Voltaire alors régnait, ce singe de génieChez l’homme en mission par le diable envoyé. »
(1802-1885), Les Rayons et les ombres (1840)
« Le peuple ressemble à des bœufs, à qui il faut un aiguillon, un joug, et du foin. »
(1694-1778), Correspondance, 17 avril 1765
(1712-1778), Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755)
(1674-1723) répondant à un ministre venu lui demander de signer un décret
(1689-1771), Journal historique et anecdotique du règne de Louis XV (posthume, 1866)
« J’entends toujours demander si les chiens et les chevaux sont las et jamais les hommes. »
(XVIIIe siècle), premier piqueur du roi
« Le monstre est un chien qui aura entendu aboyer quelques chiens et qui aura pris la rage. »
(1694-1778), Lettre à Mme de Lutzelbourg, 20 janvier 1757, Correspondance (posthume)
« Ni chiens, ni filles, ni laquais, ni soldats. »
Écriteau à la porte des jardins et autres lieux publics
« Notre saint père est un dindonLe calotin est un friponNotre archevêque un scélérat / Alleluya. »
Première chanson anticléricale attaquant le pape (sans titre, et sans auteur)
« L’aigle marche toujours seul, le dindon fait troupe ! »
(1743-1793) en réponse à Fréron et Desmoulins, septembre 1789
(1749-1791), Assemblée nationale, 27 juin 1789
(1768-1793), à son procès devant le Tribunal révolutionnaire, 17 juillet 1793
(1757-1794), Le Père Duchesne, n° 299, titre du journal au lendemain du 16 octobre 1793
(1779-1858), évoquant le passage du col du Grand-Saint-Bernard, 18-20 mai 1800
Chanson de l’oignon, 1800, anonyme et très popilaire
« N’est-ce pas que je suis de la poule blanche ! »
(1769-1821), à sa mère, après l’attentat de la rue Saint-Nicaise, 24 décembre 1800


