Dieu

En son nom, que de massacres, terreur et fanatisme, des premières croisades du Moyen Âge aux guerres de religion qui n’ont jamais de fin, le nom d’Allah refaisant la une de l’actualité ! Mais la foi a fait l’unité de la France (fille aînée de l’Église) sous l’Ancien Régime, inspiré Jeanne d’Arc, les cathédrales, notre culture, notre civilisation. Et donné des citations inspirées à l’Histoire.

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« Dieu ? Nous nous saluons, mais nous ne nous parlons pas. »

VOLTAIRE (1694-1778), à un ami s’étonnant de le voir se découvrir devant le Saint-Sacrement à une procession en 1750, Correspondance (posthume)

« Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes ennemis, en détestant la superstition. »

VOLTAIRE (1694-1778), profession de foi manuscrite, 18 février 1778. « Mot de la fin » écrit

« Je pardonne aux auteurs de ma mort. Je prie Dieu que mon sang ne retombe pas sur la France. »

LOUIS XVI (1754-1793), au bourreau Sanson et à ses aides, 21 janvier 1793. « Second mot de la fin » du roi

« Souvenez-vous que je marche accompagné du dieu de la guerre et du dieu de la fortune. »

Napoléon BONAPARTE (1769-1821), Conseil des Anciens, 19 brumaire an VIII (10 novembre 1799)

« Dieu merci, j’ai bien fait mon devoir. »

Amiral NELSON (1758-1805), touché à mort, à bord du Victory, 21 octobre 1805. Mot de la fin

« Dieu a établi Napoléon, notre souverain, l’a rendu son image sur la terre […] Honorer et servir notre Empereur est donc honorer et servir Dieu. »

Abbé Paul d’ASTROS (1772-1851), Catéchisme à l’usage de toutes les Églises de l’Empire français, 4 août 1806

« Je sais qu’il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu, mais le Pape n’est pas Dieu. »

NAPOLÉON Ier (1769-1821) au Comité ecclésiastique, Paris, 16 mars 1811

« Non seulement Jésus-Christ était fils de Dieu, mais encore il était d’excellente famille du côté de sa mère. »

Mgr Hyacinthe-Louis de QUÉLEN (1778-1839), 125e archevêque de Paris (de 1821 à sa mort)

« Vous étiez devenu trop impopulaire !— Monseigneur, Dieu veuille que ce soit moi ! »

Comte de VILLÈLE (1773-1854), au Dauphin, le duc d’ANGOULÊME (1775-1844), 3 janvier 1828

« Le cri du pauvre monte jusqu’à Dieu, mais il n’arrive pas à l’oreille de l’homme. »

Félicité Robert de LAMENNAIS (1782-1854), Paroles d’un croyant (1834)

« Le bon Dieu est trop Versaillais. »

Louise MICHEL (1830-1905), La Commune, Histoire et souvenirs (1898)

« Ni Dieu ni maître. »

Louis Auguste BLANQUI (1805-1881), titre de son journal créé en 1877

« Ah Dieu ! que la guerre est jolieAvec ses chants, ses longs loisirs. »

Guillaume APOLLINAIRE (1880-1918), Calligrammes, « L’Adieu du cavalier » (1918)

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