justice (juste(s))

L’Ancien RĂ©gime a ses lois, ses codes et plusieurs sortes de justices, seigneuriales, religieuses et royales. Saint Louis rendant justice est un symbole fort au Moyen Âge et la monarchie absolue a des garde-fous, au nom de l’État de droit. Mais le siĂšcle des LumiĂšres dĂ©nonce l’injustice royale et la RĂ©volution instaure une “ justice digne de ce nom, sortie du peuple et pour le peuple ” (Michelet).

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« L’arbre de la libertĂ© ne saurait croĂźtre s’il n’était arrosĂ© du sang des rois. »

Bertrand BARÈRE de VIEUZAC (1755-1841), à la tribune, 20 janvier 1793

« Ô mon peuple, Que vous ai-je donc fait ? J’aimais la vertu, la justice. Votre bonheur fut mon unique objet, Et vous me traĂźnez au supplice ! »

Complainte de Louis XVI aux Français, quand le verdict fatal est connu à la fin du procÚs, chanson anonyme

« Soyons terribles pour dispenser le peuple de l’ĂȘtre. »

Georges Jacques DANTON (1759-1794), Discours, Convention, 9 mars 1793

« Il n’existe qu’une sorte de dĂ©lit Ă  ce tribunal, la haute trahison, et il n’y a qu’une seule peine, qui est la mort. »

Maximilien ROBESPIERRE (1758-1794) réaffirmant la terrible vocation du Tribunal révolutionnaire, Convention, Discours du 25 août 1793

« Ils peuvent ĂȘtre mes bourreaux, mais ils ne seront jamais mes juges. »

MARIE-ANTOINETTE (1755-1793), apprenant qu’elle va ĂȘtre jugĂ©e par le Tribunal rĂ©volutionnaire, dĂ©but octobre 1793

« Citoyen prĂ©sident, je suis ici pour ĂȘtre raccourci et non pour ĂȘtre allongĂ©. »

Alphonse Louis Dieudonné MARTAINVILLE (1776-1830) au Tribunal révolutionnaire, automne 1793

« Les tĂȘtes tombaient comme des ardoises. »

FOUQUIER-TINVILLE (1746-1795), aprÚs la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794)

« La justice est Ă  l’ordre du jour. »

Cri de ralliement des vainqueurs, au lendemain du 9 Thermidor (1794)

« La Cour rend des arrĂȘts, et non pas des services. »

Antoine SÉGUIER (1768-1848), rĂ©ponse au garde des Sceaux Peyronnet lui demandant d’arranger les choses, dans un procĂšs contre la presse, janvier 1826

« Les lois ne manquent point à la justice ; la force ne manquera point aux lois. »

François GUIZOT (1787-1874), Chambre des députés, 11 septembre 1830

« DĂ©sormais, ces messieurs sauront qu’ils ont toujours une Ă©pĂ©e de DamoclĂšs suspendue au-dessus de leur tĂȘte, ils voteront peut-ĂȘtre des lois plus justes. »

Auguste VAILLANT (1861-1894), DĂ©claration Ă  la police qui l’interroge, aprĂšs l’attentat qu’il a perpĂ©trĂ©, le 9 dĂ©cembre 1893

« Alors tendant ses longs bras roux / Bichonnée, ayant fait peau neuve,Elle attend son nouvel époux, / La Veuve. »

Jules JOUY (1855-1897), La Veuve (1887) – nom de la guillotine, en argot, chanson

« La vĂ©ritĂ© est en marche ; rien ne peut plus l’arrĂȘter. »

Émile ZOLA (1840-1902), Le Figaro, 25 novembre 1897

« Nous voulons vaincre pour ĂȘtre justes. »

Georges CLEMENCEAU (1841-1929), Chambre des députés, Déclaration ministérielle du 20 novembre 1917

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