LâAncien RĂ©gime a ses lois, ses codes et plusieurs sortes de justices, seigneuriales, religieuses et royales. Saint Louis rendant justice est un symbole fort au Moyen Ăge et la monarchie absolue a des garde-fous, au nom de lâĂtat de droit. Mais le siĂšcle des LumiĂšres dĂ©nonce lâinjustice royale et la RĂ©volution instaure une â justice digne de ce nom, sortie du peuple et pour le peuple â (Michelet).
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« Lâarbre de la libertĂ© ne saurait croĂźtre sâil nâĂ©tait arrosĂ© du sang des rois. »
(1755-1841), à la tribune, 20 janvier 1793
Complainte de Louis XVI aux Français, quand le verdict fatal est connu à la fin du procÚs, chanson anonyme
« Soyons terribles pour dispenser le peuple de lâĂȘtre. »
(1759-1794), Discours, Convention, 9Â mars 1793
(1758-1794) réaffirmant la terrible vocation du Tribunal révolutionnaire, Convention, Discours du 25 août 1793
« Ils peuvent ĂȘtre mes bourreaux, mais ils ne seront jamais mes juges. »
(1755-1793), apprenant quâelle va ĂȘtre jugĂ©e par le Tribunal rĂ©volutionnaire, dĂ©but octobre 1793
« Citoyen prĂ©sident, je suis ici pour ĂȘtre raccourci et non pour ĂȘtre allongĂ©. »
(1776-1830) au Tribunal révolutionnaire, automne 1793
Reflet de lâĂ©tat dâesprit du sans-culotte et du terrorisme lĂ©gal
« Les tĂȘtes tombaient comme des ardoises. »
(1746-1795), aprÚs la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794)
(1758-1794), Convention, Discours du 26Â juillet 1794
« La justice est Ă lâordre du jour. »
Cri de ralliement des vainqueurs, au lendemain du 9 Thermidor (1794)
La Carmagnole de Fouquier-Tinville, mai 1795, chanson
« La Cour rend des arrĂȘts, et non pas des services. »
(1768-1848), rĂ©ponse au garde des Sceaux Peyronnet lui demandant dâarranger les choses, dans un procĂšs contre la presse, janvier 1826
« Les lois ne manquent point à la justice ; la force ne manquera point aux lois. »
(1787-1874), Chambre des députés, 11 septembre 1830
(1821-1870), Les Journées de Juin (1848), chanson
« Ce gouvernement, je le caractĂ©rise dâun mot : la police partout, la justice nulle part. »
(1802-1885), Assemblée législative, avril 1851
(1821-1867), Notes et Documents pour mon avocat (1857)
(1861-1894), DĂ©claration Ă la police qui lâinterroge, aprĂšs lâattentat quâil a perpĂ©trĂ©, le 9 dĂ©cembre 1893
(1855-1897), La Veuve (1887) â nom de la guillotine, en argot, chanson
« La vĂ©ritĂ© est en marche ; rien ne peut plus lâarrĂȘter. »
(1840-1902), Le Figaro, 25Â novembre 1897
(1840-1902), LâAurore, 5Â juin 1899
« Nous voulons vaincre pour ĂȘtre justes. »
(1841-1929), Chambre des députés, Déclaration ministérielle du 20 novembre 1917


